Benton – Debout on nuit – 151 Mars

Debout on nuit
On est debout et on déboule
on prend les quilles par les deux bouts
ils sont bateaux nous sommes la houle
la cohorte ressort de la boue
La peur devra changer de camp
aucun coup ne fera chantage
aucun coût n’évite le partage
nous ouvrirons de nombreux champs
Nous ne lançons pas un appel
nous ne revendiquons plus rien
nous posons juste un préalable
des conditions inaliénables
Toutes les pressions jadis subies
furent telles que ça craque partout
nous ne parlons pas de lubies
nous n’étions rien nous serons tout !

J.J Ibanez – Obéis homme ! – 151 Mars

Obéis homme !

Silence homme obéis à tes maîtres !
Ta conscience oublie et soumis
A leurs lois, sois toujours fourmi…
Ils fixent pour toi ta raison d’être.

Baisse la tête et tais toi, sans dents !
Entre leurs mains tu n’es qu’un esclave
Un moins que rien, une simple épave
Qu’ils contrôlent dehors et dedans.

Mais tu es fils de Dieu… Tu l’ignores ?
Non Bacchus tu n’es pas un perdant !
Retrouve la mémoire qui t’honore.

Tu es né du Haut, non pour ramper
Mais pour que ton cœur batte, aime encore.
Fils de Dieu rien ne peut te stopper !

Julien – Aux épouvantails médiatisés – 151 Mars

Aux épouvantails médiatisés :

Lâchez-nous avec vos symboles.
Avec vos étendards, vos bannières, vos drapeaux,
Lâchez-nous.

Lâchez-nous avec vos désirs de front.
De sonner la charge, de claironner vos « bonnes raisons »,
Lâchez-nous.

Lâchez-nous avec vos mots trompeurs.
Vos réactions trop rapides, vos réflexions pleines de vides,
Lâchez-nous.

Car, avec vous, ces symboles ne sont que raccourcis.
Des marchepieds pour rêves héroïques jamais assouvis.
Mais la réalité, si tragique, est bien plus complexe,
Que de menacer à tout va et pointer son index.

Une fois les drapeaux hissés, les étendards dressés,
Que vous restera-t-il comme seul horizon ?
Symbole contre symbole, des deux garnisons,
Seule survivra celle qui tuera l’autre en premier.

Et après quoi ? Convaincus de votre puissance,
Vous regarderez les forces en présence,
Et tout ce que vous verrez sera la même réalité,
Toujours aussi pleine de complexités.

Et il ne vous restera plus qu’à trouver,
Un nouveau drapeau à hisser.

Alors, Lâchez-nous avec vos symboles.
Lâchez-nous.

Tou Toune – Le pouvoir – 151 Mars

Le pouvoir

Le pouvoir est à qui?
Pour celui qui l’a.
Mais peut’il aller vers un être de lumière?
Ou éclairer le plus mauvais
en utilisant sont plus bel air?
Sur des jeunes le mal pénétrant
les plus bas instinct
d’un pouvoir de dédain
mépris d’un pays
pour simple idée de profit
Le désire inassouvi
se besoin trompeur
La balance dans une main
et le glaive pointant.
Décidant pour le peuple
mensonges qui te déshonore
Tu ne donnes pas l’exemple
tu te pares de tout l’or.
Pouvoir décadent que
tu supprimes au vent.
La sécurité proche de toi
tu penses te cacher derrière
un drapeau,un hymne,des barrières
pouvoir tu restes mais au final
tu changes toujours sous un idéal
sans soif, terne et bien banal!

Le Paca – Sauvage illusion de l’intelligence humaine – 151 Mars

« Sauvage illusion de l’intelligence humaine! »

La noirceur, la pénombre, l’obscurité,
l’opacité, la nébulosité, l’ambiguïté,
la médiocrité, la calamité, la fatalité,
la cruauté, la brutalité, la sévérité…

…de nos maintes injustices,
ignorantes erreurs,
dérisoires misères,
folies nécessaires,
horreurs et sévices.

La noirceur, la pénombre, l’obscurité,
l’opacité, la nébulosité, l’ambiguïté,
la médiocrité, la calamité, la fatalité,
la cruauté, la brutalité, la sévérité…

…de l’égoïsme, du capitalisme, de l’appât du gain,
de l’individualisme et du jamais pour son prochain,
(celui-ci blâme autrui, celui-là déblatère sa haine)
société de consommation et de faux savoir-faire,
richesse économique, monnayable et soporifique,
finance vulgaire, désespoir, véhémente violence!

Sauvage illusion de l’intelligence humaine!

Marc – Ta prison – 151 Mars

Ta prison

Tu es bien seul au bord de l’eau
tu chantes tes rêves dans ton couloir
le monde est gris tu es palot
et voudrais bien changer l’histoire
mettre l’amour aux environs
pourtant tu l’aimes vous êtes ensemble
mais toi au fond de ta prison
tu es un autre qui te ressemble

tu es bien seul au bord de l’eau
ainsi en toi les papillons
se sont éclos dans ton cachot
désemparés par tes rayons
tu marches sur les coquillages
métamorphoses d’un autre temps
tu es perdu même à ton âge
es-tu ce fou l’es-tu autant

tu es bien seul au bord de l’eau
le monde entier est dans ton ombre
il pose ses doigts là sur ton dos
ton regard vide peut-être sombre
tu sens l’élan pousser ton âme
volant là-haut chercher la paix
ton horizon alors s’enflamme
et puis la mer couvre tes pieds

Gauthier – Chevauchant l’horizon – 151 Mars

Chevauchant l’horizon,
Quand le soleil se meurt dans la mer,
A l’heure où naissent les illusions,
De paradis sur d’autres terres.

Continuant ta course dans la nuit,
Là où naissent les étoiles,
N’aie de craintes dans l’infinis,
Je reconnaitrai tes voiles.

Voguant sous le même pavillon,
A terre attendrons les chaines,
Le vent ne connait les prisons,
De ceux qui vivent dans la haine.

Échouant au bout du monde,
Le bonheur dans les larmes,
Loin de la course des secondes,
Quand enfin se révèle l’âme.

Benton – Ce soir il pleut de l’espoir – 151 Mars

Ce soir il pleut de l’espoir.

Ce soir il pleut de l’espoir, la nuit ira nuire à d’autres que nous, nos guenilles nous iront, soupe au doigt, parfois le vent dans les branches ne nous insulte plus, les flaques de nos égos rebondissent des échos de nos bottines d’enfants qui sautillent dedans.

Ce soir il pleut de l’espoir, la pénombre nous enveloppe d’une malhabile quiétude, qui tient sur nos épaules par la poire que l’on fend, nos coudes comptent nos côtes et nous contons nos quêtes. Ce n’est pas une torpeur qui rampe entre nos pieds, les vapeurs qui émanent et remontent du sol, mordorées, hésitantes, caressent le creux des rêves.

Ce soir il pleut de l’espoir, j’en ai choppé un peu dans le creux de ma main, mais ça sèche très vite tu ne peux pas le voir, chacun tendra la sienne pour recueillir sa part, et la voir un instant qui peut paraître court, mais bien plus long qu’une vie à passer à côté.

Ce soir il pleut de l’espoir, personne n’a de parapluie et même les larmes coulent, y en a qui font pipi, mais pas tout le monde l’approuve, quand même y a une odeur qu’est pas loin du sucré, et comme une clameur proche de la mélopée.

Ce soir il pleut de l’espoir, et l’on voit refleurir des illusion perdues, comme des rêves enfouis ou des passions cachées, ça éclot ça et là, ça écope d’un écot comme un pop-corn qui saute, ça rejaillit parfois, ça maille le territoire.

Ce soir il pleut de l’espoir, lâche ton seau gros malin, ça sèche à une vitesse tu n’as même pas idée, ouvre la bouche en grand et laisse toi aspirer, le mouillé que tu sens c’est ton cœur qui renaît.

Cécile – Eh! messieurs. – 134 Mars

Nuit Debout les gens chantent. Nuit Debout les gens déchantent. Enchantement, désenchantement. Et demain le monde ? Et aujourd’hui le monde ? Aujourd’hui le monde est dur. Aujourd’hui ça n’a plus de sens. Aujourd’hui ils tuent. Et aujourd’hui plus d’endroit pour respirer, on bétonne, on gaz lacrymogène, et aujourd’hui les poètes sont morts et enterrés. Mais aujourd’hui ça respire, les poèmes parlent, et Nuit Debout chante et déchante dans les ténèbres. Ils ne lâcheront pas, personne ne lâchera, on veut encore vivre, on veut encore respirer, on veut encore deviser, on peut dévisser mais on devisera, on divisera. Et, messieurs, vous ne pourrez pas tout anéantir. Et, messieurs, vous ne saurez pas tout contrôler. Et, messieurs, toujours les hommes parleront, les poètes écriront. Et, messieurs, si vous ne pouvez plus respirer, allez crever ailleurs. Que vos miasmes de morts-vivants ne nous écrasent plus. Votre monde est mort, messieurs, votre monde est trop vieux et trop mort pour résister, et un jour des armées sans armes s’élèveront au milieu des larmes que vous avez laissées. Eh ! messieurs, laissez-nous respirer, on a besoin d’air. Eh ! messieurs, laissez-nous briser pour que l’air rentre enfin.

Messieurs, vous êtes déjà morts, faites place, messieurs, vous êtes trop vieux. Faites place, messieurs, on fera mieux.

Du haut de vos tours, messieurs, du haut de vos châteaux, du haut de vos miradors, nous lancerons des fleurs, nous compterons les heures, nous lâcherons les leurres. Eh ! Messieurs, on ne vous voit plus, on ne vous croit plus. Eh ! Messieurs, lâchez tout. Que puisse enfin renaître la fleur de l’homme au coeur du monde. Que puisse enfin l’homme créer au milieu du rien.

Et sur vos ruines nous ne bâtirons plus. Les empires s’écrouleront.

Camille – (Aux lucioles de rêves générales) – 134 Mars

Poésie au début
Poésie au debout
Froid revigorant
Chaleur humaine
A l’approche de l’été
Jour éveillé
Nuit allongée
Jour rallongé
Nuit réveillée
Assis pour discuter
« Mains en l’air! »
« Nous sommes innocents
Monsieur l’agent! »
Victimes d’aimer et de détester l’argent
100 par place
Nuit de nuisances
Vides et pleines de sens
Tachées par le sang
Silence
Lance pierre non lance peluche
Silence
Qui nuit à toi même
Sans autre toit que le ciel
La vie précaire qui te nuit
Mais debout tu avances
Sans viol sans dessus ni dessous
Nus, fragiles
Mais maintenus maintefois
Mis à dos
Main dans la main
Le cul assis et la tête en l’air
Les pieds debouts
Joignant les deux bouts
D’une précarité
Au goût de beurre de karaté
Pas de charité
Nique ta pote sans pitié
Nyctalope dans l’obscurité
D’une nuit blanche
Aux lueurs d’espoirs
Aux lucioles de rêves générales
Ne pas chômer pour s’y retrouver
Somnambule, Noctambule, Funambule
Assis pour être plus hauts
Plus élevés sur la pointe des pieds

Yoam – Occident – 134 Mars

Je viens de l’Occident…



Là où le mal-être règne et où la grisaille nous oppresse…

Là où l’on aime tous à se démener, dans des vies surchargées, encombrées, de tout un arsenal d’occupations aussi vaines qu’inutiles…



Là où l’on se retrouve tous à courir, à se précipiter et jouer des coudes, pour tenter inlassablement d’arracher le même petit bout d’horizon…

-

Chacun vit dans son monde, à cultiver son propre « je »…


Si bien que lorsqu’on nous met ensemble, collectivement, cela ne donne plus qu’un choc frontal de petites bulles, hermétiques et stériles, se livrant bataille et n’aspirant qu’à une chose : gonfler… gonfler encore et toujours plus… ! 

…

Mais éclateront-elles un jour… ?!?

O. – Nuit debout interrogeant le monde – 134 Mars

Ils sont de nuit debout interrogeant le monde

Déplorant fermement le cours trompeur des choses

Et petit à petit se soulève la fronde

Donnant l’espoir enfin d’une métamorphose

 

Le bilan est précis l’on fonce dans le mur

Avec vélocité et lourd aveuglement

Et sentant approcher l’heure de la facture

Comme dernier sursaut l’on tente un changement

 

L’abondance à outrance n’est que perte de vie

La richesse n’est pas que cumul de monnaie

Les communs sont à tous et quant aux énergies

Cessons d’utiliser des sources de méfaits

 

L’existence sera certes très modifiées

Il faudra retrouver un goût sobre modeste

Et peut-­être qu’alors nous pourrons respirer

Et même rire un peu sous des cieux plus digestes

Marc – Tes deux mains – 134 Mars

Tu t’abandonnes sur le piano
les paysages tournent dans ta tête
le petit chat au bord de l’eau
s’étire au loin faisant la fête
les goélands se rient du vent
tes quelques notes sont au levant
et le soleil brille au lointain
sur les dix doigts de tes deux mains

tu joues l’amour au bungalow
sur les nuages des travestis
serrés ensemble ils sont si beaux
dans leur décor de graffitis
le perroquet répète la vie
sur les trois notes de symphonie
et les palmiers en érection
embrassent le soleil de plomb

la mort attend notre pianiste
pourquoi ses pas sur cette piste

tu t’abandonnes sur le piano
et ta maîtresse danse dans le bar
elle a le rythme dans la peau
et sa beauté est du hasard
tu as les doigts sur le tempo
et à la porte deux gigolos
marchent vers toi avec des feux
tu as la peur au fond des yeux

ils ont tiré sur le pianiste
la mort s’enlace sur la piste

Florian – Cette France – 134 Mars

Autant que je me souvienne
J’ai toujours aimé cette France
Des poivrots ivres dès la matinée
Des traditionnelles putes de quartier
Et des jeunes dandys en survête rayé
Cette France
Des vieux combattants enivrés d’anisette
Des Kronenbourg merguez brochettes
Et des pécores casque levé en mobylettes
Cette France
Des centres villes et des banlieues étalées
Des musclors en débardeur échancré
Et des campagnes dortoirs sans épiciers
Cette France
Des clochards à canette
Des clébards en fourgonnette
Et des bals fêtards à castagnette
Cette France
Des fêtes foraines et des pick-up
Des frites grasses mayo ketchup
Des tracteurs et des fausses pin-up
Cette France
Des beaufs et des bobos
Des sunnites et des cathos
Et des bohémiens en Merco
Cette France
Anti-flic
Anarchiste
Animiste
Cette France alchimiste de 98
Des riches et des pauvres
Du cochon à la broche
Dans la rue contre l’Etat
Cette France
Des motards qui s’y croient
Des drogués en festoche
Des HLM et des villas
Cette France
Des accordéons musettes
Des graffitis sur la vitrine des superettes
Et des oratoires érigés sur les crêtes
Cette France
Des châteaux en ruine
Des toponymes féodaux
Et des linteaux gothiques
Cette France
Au camping ou à l’hôtel
Des buildings et des chapelles
Cette France
Des écarts barbares
Des médias mondains
Des immortels
Des oubliés
Et des imparfaits
Restera gravée
A jamais en elle
Même si un jour
L’Etat est aboli
Pour le meilleur
Et seulement le meilleur
France Pays de la Liberté
Mais tu ne l’as jamais été
Même quand tu tuas la royauté
France Pays des Lumières
Tu le seras une fois revenue en arrière
Avant que tu naisses

 

Titus – Tu dormiras – 116 Mars

Tu dormiras

Ne désespère pas
si tu désespères tu as perdu
jamais plus tu ne dormiras
ou alors du sommeil du vaincu
d’un sommeil qui n’en finit pas
la journée, debout à tes affaires
tu dormiras
au cœur de tes tâches, même avec tes compagnons
tu dormiras
les lumières dans le ciel
du levant sans attaches au couchant délirant
seront les chaînes et prisons
qui te feront tout faire
sans le moindre appétit
et tu mangeras
tes petites passions
ta petite mâche
sans fleur et sans sel
tu dormiras
sans beaucoup d’ambition
feindre l’envie
du matin au soir
ou au cours des nuits blanches
car elles aussi perdront
leur noirceur et leur miel
ne désespère pas
ou tu dormiras
persuadé de vivre
car il faut pourtant vivre
une vie sur mesure
taillée dans tes draps
toutes ces paresses
ces bras que tu baisses
l’absence de démesure
tu les occulteras
les sentiers tout en dunes
tu les oublieras
dans l’eau brune qui rend ivre
tu dormiras
sans étincelles
comme un dimanche
qui n’en finit pas
tu attendras
que finisse la messe
que commence le repas
tu dormiras
sans sommeil sans jeunesse
et pour te venger
d’un rêve qu’un jour tu as fait
un rêve oublié
un jour toi aussi
avec tous ceux qui dorment
vous verrez passer
une copie de vous
relique d’un lointain passé
que l’on ne connaît pas
mais dont les pas résonnent
comme un outrage
vous l’arrêterez
et vous ferez taire
ce rêve éveillé
ce maudit ramage
auquel plus personne ne croit
vous direz « rendors-toi »
alors je n’aurais de cesse
même sous la pierre
même vaincu
de lui chuchoter tout bas
et même si cela ne sert pas
ou siffle à vos oreilles comme un chant de vipère
un hymne au combat
« ne désespère pas
si tu désespères tu as perdu
jamais plus tu ne dormiras »

Pascal – Les mots – 116 Mars

Les mots comme un océan d’étoiles
les mots comme un dernier râle
les mots comme aveu d’impuissance
les mots comme condition sine qua non
les mots comme dessein idéal
les mots comme des seins pâles
les mots comme des mains sales
les mots comme des reins mâles
les mots comme des putains
les mots comme maquillage
les mots pour crier sa rage
et pour cacher son âge
les mots pour son testament
une vie à l’écrire et à le dire
une vie à décrire, une vie à sourire
un dernier pleur pour faire peur
une farce pour se montrer différent
une compétition pour survivre
et pour tuer les concurrents
puisque il n’y a que des adversaires
que de la haine et de la jalousie
un amour qui exprime la force
la force qui montre le chemin
la désillusion pour les perdants
et pour ceux qui ont réussi
le temps vendu à l’argent
les actes ont fini par
se confondre dans les mots
les idées dans les notions
les bonheurs dans les options
l’amour dans l’esclave
tu vaux plus que des mots
tu vaux plus que l’argent
et l’argent ne vaut pas
tout cela.

Gauthier – Le long de la falaise – 116 Mars

Déambulant le long de la falaise,
La houle rythmant mes pas,
Mon coeur réinterprète la genèse,
Loin des fastes du grand opéra.

Elle : La fable est en scène.
Moi : Nos amours aux jardins.
Nous : Le rideau, puis la peine ?
En aparté : Se séparent nos chemins.

Noir, tragique est notre chute.
Nuit, la foule est en délire.
Au jour, vis notre lutte,
Quand la lumière vient à périr.

La pluie m’extirpe de mes songes.
Seul, face au néant, bleu océan.
Marqué, tel la falaise que je longe.
Usé, comme la pierre par le temps

Une armée de poèmes pour la Nuit Debout