Marie – J’entends – 92 Mars

La belle armée immobile
Assise
Agite les bras
Sous le regard complice
D’une dame en bronze
A l’allure fière

C’est notre mère
La république

C’est notre terre
C’est notre ville
Ce sont nos places
Tous réunis

La parole se libère
J’entends les voix
Contraires
Je vote
Je ne vote pas

En tailleur dans le silence
J’écoute tout
Les énervés, les agités, les timides,
Les doux rêveurs, les bourrés, les vieux,
Les jeunes, les pd, les sans papiers

Leurs mots se mêlent
S’enfilent comme des perles
Oh le beau collier de l’ag
C’est à mon cou que je le porte

Mais je suis là
Et je ne dis rien

Je suis là depuis des jours
Et je ne dis rien

J’observe
J’écoute
J’entends
Je vois
J’en rêve
Je rêve de discours par milliers

Mon silence n’est pas l’absence

Un jour
Nous aurons des fleurs

En attendant
S’agitent les graines

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Dimo – A notre Dame des Landes – 92 Mars

A Notre Dame des Landes
la ville a tout pris les murets
les jardins les fossés les chemins
n’en reste que des os
n’en reste plus rien
qu’une trame un écho
sous l’asphalte chante l’eau

mais les oreilles sont coupées
et les yeux font à l’écran
des sourires

on vous l’avait dit, on vous l’avait bien dit, ne partez pas c’est un piège, n’y allez pas restez ici !
ils vous retourneront le cerveau ce sont des sorciers ils ont les mots pour

relier les hommes le village global à une heure de Paris une chance pour l’emploi s’inscrire dans l’avenir
et puis diminuer les coûts durcir les mous plier les fous
tu sais les avions les camions les autoroutes
les tunnels
le gris


on t’avait prévenue petite araignée tu te retrouves toute nue
en dedans comme en dehors et tu tisses
tu tisses c’est comme un travail
ta toile est tout, tes fils vont partout
tu te crois encore au milieu

DIMO
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Anthony – (49.3) – 92 Mars

Je n’ai jamais cru en la démocratie…
En voici la preuve encore aujourd’hui
Les murs seront tagués des demain midi
Quarante-neuf-trois d’écrit,crs et cris.

Dessine moi l’Anarchie Saint Exupery
Il parait que les grands écrasent les petits
Chante moi La Solitude, Léo Ferré mon ami
Au moins nous serons pénard dans nos lits

Les chanteurs à minette ont envahis les ondes
Les Artistes engagés dans les oubliettes du monde
Votre quarante-neuf-trois fera t’il pleurer La Joconde ?
La terre grondera ma foi malgré vos nombres immondes !

La politique est devenu un grand calcul mathématique
Vos divisions nous font payer l’addition sous vos tropiques
Quarante-neuf-trois ou trois-quatorze la connerie est sans limite
Vos cerveaux n’ont pas de cœur et votre âme est hypocrite

Aujourd’hui je ne cherche plus le nombre de syllabes
Mes lettres et mes phrases marchent comme un crabe
Cette poésie incontinente Je l’ai écrite dans le sable
Elle n’est pas une loi violente créée par vos palabres

Anthony Peloux

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Florian – La nuit se lève – 92 Mars

Ouvrir,
s’ouvrir à l’incertain,
étreindre l’inconnu,
comme une vie florissante
page vierge en pleine rue.
Chaque pas, mesurer
l’infinie certitude,
celle de l’être qui dors,
celle du bébé qui joue.

Être comme on respire :
je suis, donc je suis.
Verticale,
horizontal,
vieux, jeune, grosse, émacié,
ample comme une ovale
souple comme un frisson
mobile permanence
pâle comme l’eau du lac.
D’où vient le bleu….
du souffle du ciel?
de l’âme de l’eau?
Qui donc observe ces couleurs…
notre œil est-il colorant?
Nos bouches émettrice,
sont elles une matrice ?
Mon nez est il un récepteur?
Est-il le Créateur?
J’abdique de mes passions,
j’éradique mes abandons,
je questionne l’abcès qui sonne à travers nous:
mettons l’essence dessus, dessous,
dedans dehors, tout est tout !
Je meurs d’être au monde

je ne vide rien.

Je suis la valse des pendus,
ma nuque est raide,
mon corps reclus,
la catharsis n’ira pas loin:
le remède est dans mon sein.
Comment faire…

Quoi dire…
Que questionner quand tout est simple?
Que mettre en cause quand tout est perdu?
Que devenir quand on est ?

Le mois de mars se prolonge
à l’infini
comme dans un songe.

La pluie n’interrompt pas la fête,
elle offre un festin pour la tête
qui mange, sympathique ogresse,
et comme sa panse caresse
les rêves de ces chers bambins
qui la troublent de leur éveil.

La vie suit son flot,
la rivière quitte son lit,
la nuit se lève.


Florian Baron
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AbSilence – Mal Luné – 92 Mars

Mal Luné

Au clair de la lune,
Il y a des gens qui dorment,
Je n’ai pas la plume,
Pour changer la norme.
Ma chandelle est morte,
Je n’ai plus la flamme.
Ouvre moi ta porte,
Pour un petit slam.

Au clair de la lune,
Des gens errent,
Des gens boivent,
Des gens meurent,
Des gens prient,
Des gens pleurent,
Des gens crient.
Des gens se sentent tout petits…
Pendant que d’autres dorment,
Dans la chaleur de leurs nuits.

J’ai demandé à la lune,
Pourquoi t’as rien dit ?
Elle répondit incrédule,
Qu’on ne voit rien la nuit.
Demande au soleil,
M’a-t-elle suggéré,
Voir ce qu’il voit lui,
Sans obscurité.

Je l’ai laissé entrer,
Cette étoile mal lunée,
Son regard éclairé,
Pourquoi n’a-t-il rien dit ?
Il m’a dit de me taire,
Qu’il fait ce qu’il peut,
Qu’il apporte la lumière,
Mais qu’en fait c’est pas mieux.

Car au clair du soleil,
Des gens errent,
Des gens boivent,
Des gens meurent,
Des gens prient,
Des gens pleurent,
Des gens crient.
Des gens se sentent tout petits…
Pendant que d’autres dorment,
Dans la chaleur de leurs vies.

Au clair de la lune,
Il y a des insomnies,
Je n’ai pas les plumes,
Pour leur faire un lit.
Ma chandelle est morte,
Je n’ai plus la flamme.
Ouvre leur ta porte,
Laisse entrer ces âmes.

Fallait qu’ils se rencontrent,
La lune et le soleil,
Qu’ils cessent de s’allumer,
Et tendent un peu l’oreille,
La paresse ajournée,
Dessinent une armistice,
Pour les laissé pour compte,
Le temps d’une éclipse.

A l’ombre du soleil,
A l’ombre de la lune,
Des gens flânent,
Des gens naissent,
Des gens rient,
Des gens baisent,
Des gens tombent amoureux,
Parfois les deux,

Des gens boivent, chantent et dansent…
Pendant que d’autres aussi,
Unis… dans l’absilence.

AbSilence

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Pascal – (L’écologie) – 92 Mars

L’écologie
revenir à l’essentiel
la terre, la propriété de sa demeure
un champ pour cultiver
de la solidarité communautaire locale
mais garder un œil ouvert sur
le monde et ses progrés
le monde et ses injustices
sur les boites à sardines des villes
propager le retour sur terre
propager l’espace vital
propager l’amour et l’errance
puisque la propriété n’est qu’un boulet
si on y est enchaîné.

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Marc – En cet instant – 92 Mars

En cet instant

Le ruissellement de l’aurore

est engageant

il s’ouvre sur les nymphéas

de l’espérance

les pendules de ton cœur tournent les fleurs

la salle verte est accueillante vers le destin

et ta maison dans cet été est chargée d’âme

les toiles du soir courent sur le chemin vers le pont rouge

sur ta palette vole la vie

de l’arc-en-ciel

tu t’es assis vers tes rosiers

en cet instant

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Paolo – Un modo di dire la vita apriti luce stellare – 92 Mars

Un modo di dire la vita apriti luce stellare___________#

urla. in faccia al muro le tue ceneri verranno sparse
la faccia al muro quadrati alti grigi tutti uguali
i muri color grigio chi è stato ad umiliarci a coprirci di fango
qualcuno nei suoi sandali ribaltati per aria.

un campo di fiori.Marvin Gaye lancia un bicchiere contro il mondo
un verde oblivio… non credere alle cose che vedi cosa improbabile terra comune ricordati Hendrix suonava cose in cui credeva
nella sua dolcezza, l’anima bestemmia da schifo
i muri tirati su da sottomessi in un presente che si muove
un futuro che va dentro un libro più di una immagine non deve morire, deve vivere
nella culla infinita delle sue pagine.

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Marc – Dans Les Faubourgs – 92 Mars

Dans les faubourgs

Les cicatrices des horizons
sont refermées sur les pardons
le temps des pleurs et repentirs
ne sera plus que souvenirs
de loin en loin dans les faubourgs
s’entonne la chanson d’amour
les oiseaux portent à tire d’ailes
les cris de l’excellente nouvelle

la plaie béante s’est refermée
sur le sillon de notre passé
chacun pourra créer son art
les animaux auront l’espoir
les cages pour tous seront fermées
et les ghettos seront brisés
la peur du temps sera finie
mémoires d’enfants au paradis

les cicatrices des horizons
sont recousues dans les vallons
nous attendions ce jour béni
où l’esclavage serait banni
attendre la vie à chaque mois
en y perdant son pauvre soi
et nous pouvons marcher en paix
sur le chemin de liberté

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AbSilence – Les Clowns – 90 Mars

Les Clowns

Jetés en pâture à la moquerie populaire,
Sont ceux qui prêchent le renouveau.
Populistes, complotistes, réfractaires,
Dit on des anti mégalos.

Populiste, bien nous sied,
Dans sa version non libérale,
Qu’à coup d’-ismes vous tentez,
De rendre peu recommandable.

Complotiste, ben voyons,
Au lieu d’envoyer en l’air,
Vos insinuations,
Prouvez nous donc le contraire.

C’est bien plus complexe que cela,
Ressassez-vous sans cesse,
Personnellement j’entends là,
Simplicité… et paresse.

Est-ce donc trop ardu?
De dé-complexifier?
N’avez-vous pas entendu?
Ça a pourtant commencé.

C’est certain sans Grèce,
Point d’opposition.
Quand certains s’engraissent,
Sans opposition.

Nous faire passer pour des clowns?
Si vous le dites, soit…
Les rigolos des cartoons?
Non, la version Ça.

Un drôle de bataillon,
De nez rouges, de pierrots.
Que fera le camion,
Face à tant de motos ?

Qui sont les faire-valoir,
Des faiblesses intérieures ?
Quid de l’effet miroir,
Et de l’œil extérieur.

Car rire et surprise,
Sont intrinsèquement liés,
Quand le fou ironise,
Une vie millimétrée.

En amont du progrès,
De ce qui est à faire,
Ne faut-il pas montrer,
L’absurde dans l’ordinaire ?

Mater votre reflet,
Essayez donc pour voir !
Vous vous essoufflerez,
Complètement hilare.

Vous vous pisserez dessus,
Vous aurez la tremblote,
Zygomatiques tendus,
Et abdos en compote.

Rentrez-vous bien dans le crâne,
Que la raison à ses chimères,
La politique ses arcanes,
Et le peuple… son Joker.

AbSilence (Juin 2015)

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Tou Toune – J’irai plus – 90 Mars

J’irai plus…

devant ta boite à colère
déposer ma propre misère
sur un bout de papier pour l’élu
et voir les promesses non tenu

ni responsable, ni complice , ni coupable
je te laisse et te regarde minable
qui que tu sois tu sera le même
tu nous laisses le visage blême

du cafard que tu es
ou le cauchemar que j’en fais
l’avenir reste d’une couleur terne
d’ailleurs le drapeau est souvent en berne

misère de misère mais bon sang
tu vas nous foutre la paix
plus que jamais battant
j’obtiendrai mon équité!

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Ben – Poème de droite – 90 Mars

Toi le CGTiste

Toi le syndicaliste aux yeux de feu

le couteau entre les dents

mains calleuses

genoux cagneux

tu braves tempêtes et vents

pour nous faire chier

tout bloquer

la cantoche des marmots

RER et métros

raffineries de pétrole

(elles prennent cher nos guiboles)

vivement Sarkosy

ras le bol de la chienlit

des syndicats chancre-mou

Relèves-toi Krazuki !

ils sont devenus fous…

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Marc – Les infinis – 90 Mars

Les infinis

Tu cours dans les étoiles

en y cherchant l’amour

l’amour derrière chaque être

qui est sur ton chemin

l’enfant et sa marelle sur la rue des espaces

et qui garde ses rêves dans le fond de sa vie

la femme sur le trottoir dans les immensités

pour se payer sa poudre qui maquille l’univers

quand la fleur te regarde

et qu’elle y voit ton âme

cette âme que tu partages

avec les infinis

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Marc – Ne plus avoir peur – 87 Mars

Ne plus avoir peur

Par la fenêtre volent

des fleurs par bouquets

elles chantent des chansons

aux rêves insolites

des bouquets pour les tombes des sociétés barbares

où nos vies enfermées criaient à l’agonie

où les marchés tuaient les humains déchirés

où nous avions tous peur du lendemain qui tue

les bouquets ont changé

la lumière de nos jours

gardons-les dans nos bras

pour ne plus avoir peur

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