AbSilence – Mal Luné – 92 Mars

Mal Luné

Au clair de la lune,
Il y a des gens qui dorment,
Je n’ai pas la plume,
Pour changer la norme.
Ma chandelle est morte,
Je n’ai plus la flamme.
Ouvre moi ta porte,
Pour un petit slam.

Au clair de la lune,
Des gens errent,
Des gens boivent,
Des gens meurent,
Des gens prient,
Des gens pleurent,
Des gens crient.
Des gens se sentent tout petits…
Pendant que d’autres dorment,
Dans la chaleur de leurs nuits.

J’ai demandé à la lune,
Pourquoi t’as rien dit ?
Elle répondit incrédule,
Qu’on ne voit rien la nuit.
Demande au soleil,
M’a-t-elle suggéré,
Voir ce qu’il voit lui,
Sans obscurité.

Je l’ai laissé entrer,
Cette étoile mal lunée,
Son regard éclairé,
Pourquoi n’a-t-il rien dit ?
Il m’a dit de me taire,
Qu’il fait ce qu’il peut,
Qu’il apporte la lumière,
Mais qu’en fait c’est pas mieux.

Car au clair du soleil,
Des gens errent,
Des gens boivent,
Des gens meurent,
Des gens prient,
Des gens pleurent,
Des gens crient.
Des gens se sentent tout petits…
Pendant que d’autres dorment,
Dans la chaleur de leurs vies.

Au clair de la lune,
Il y a des insomnies,
Je n’ai pas les plumes,
Pour leur faire un lit.
Ma chandelle est morte,
Je n’ai plus la flamme.
Ouvre leur ta porte,
Laisse entrer ces âmes.

Fallait qu’ils se rencontrent,
La lune et le soleil,
Qu’ils cessent de s’allumer,
Et tendent un peu l’oreille,
La paresse ajournée,
Dessinent une armistice,
Pour les laissé pour compte,
Le temps d’une éclipse.

A l’ombre du soleil,
A l’ombre de la lune,
Des gens flânent,
Des gens naissent,
Des gens rient,
Des gens baisent,
Des gens tombent amoureux,
Parfois les deux,

Des gens boivent, chantent et dansent…
Pendant que d’autres aussi,
Unis… dans l’absilence.

AbSilence

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