François – (Deux nuits en prose) – 62 Mars

Troisième nuit

Nous ne cessions de fixez nos guenilles, et chaque jour à faire carême, à louvoyer, de la base au sommet. Et à chaque fois nous rappliquions : « qu’ils contremandent ! Qu’ils contremandent! » Cependant, le peuple demeurait enclin à gravir pour tomber, en abannation quinquenale. Et eux vert ­de ­gris, comme d’antiques sculptures en pavane, pantomimes avec leur gestes de menace et de mansuétude, qui fort lignent de pères en fils ! Imaginons maintenant qu’ils se dévêtent de leur image, peu me chaut que cette famille s’éteigne à jamais, car de leur fait une longue nuit recouvre le paysage urbain. Mais c’est un noroît qui s’est levé pour replier définitivement les planches de leurs tombes. Que l’on oublie l’ignoble puanteur de ce corps, en refermant sur ses mains purpurines qui agrippent encore, le couvercle d’un nouveau temps ! Sous la gangue corrompue, le minerai sans linéaments que chacun pourra toucher. Dans l’incertitude des lueurs, chacun s’ourlent de trilles impalpables qui rendent grâce à nos ténèbres diaprés, car les supplications ont pris fin, les nôtres et les leurs.

 

quatrième nuit

Quand le vacarme ploie dans la vastité, les dalles vrombissent un instant et les volutes de tabac forme une buée qui recouvre la parole d’une foule rare qui pense. Au creux de toutes ces oreilles, un mystère à surprendre parmi les rides qui se replissent au fond de ces paupières mauves et herbeuses, dont l’élément le plus infrangeable se trouve en leurs fors, dans la combe amusée et les falaises qui se froncent. Notre source aux cernes sera leur vénéfice, ainsi rendus malades par l’écho de la vallée, la nuit exécutera jusqu’à l’aubade des premières lueurs.

 

 

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