Rébecca – Ave maris Stella – 79 Mars

Ave maris Stella.

L’aurore adieusement sous la foudre hypnotique,
Tel un charme carmel épouse le levant,
Et creuse le pillum qui célèbre le vent :
L’ave maris Stella dans sa grâce lyrique.
L’on scande un angélus pour dirimer la foule,
Un psaume accidenté d’une oblongue tiédeur,
Hélisandre en console un adret de candeur,
L’ave maris Stella fait apôtre la houle.
Le règne des condors a décimé la horde,
Les scélérats, les fous, à l’étrange beauté,
Il semble qu’un seul jour soit clerc de royauté,
L’ave maris Stella se fait mine en concorde.
Chus d’un théâtre sourd en bal de carmélines,
Mille éclats de saphir se posent sur ma main,
Et mille Résédas escortent le carmin,
L’ave maris Stella des lueurs absinthines.
Et l’aubade chancelle en un cirque barbare,
La déesse amazone en hâte vers le jour,
Tout fatum habillé de prismes et d’atour,
L’ave maris Stella se jouant de cithare.
Belzebuth ô princesse ! Au diable la couronne,
Exhibe sans remords les derniers plis lointains.
Et crève en adorant les firmaments certains,
L’ave maris Stella maître de la colonne.
La cruauté Seigneur m’a toujours asservie,
Mon coeur est infidèle aux serments séraphins,
Mais pareil à l’aurore et ses rouages fins,
L’ave maris Stella s’étrangle de survie.
Rébecca Vogel.

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