Tous les articles par Audrey

Alexia – Les regards sont glace – 78 mars

Les regards sont glace quand ils passent dans les gares
Et les gares sont vide d’âme
Les âmes sont vides d’émotions
Et les émotions de profondeur
Aigreur qui les remplace
Une froideur tenace,chaleur ensevelie
Sous un lit de fleurs fanées
Coeurs abîmées ,ensanglantée ,flamme n’existant plus
Les gens sont froids
Oh desarroi
Dans cette gare morte,aux regards vides
Et les rides se dessinent sur ces visages gris
Exister sans vivre ,existentiel question
Sous un ciel recouvrant le néant
Et les désemparés,mendiants ou marginaux sous le regard maudits de ces antipathique
Oh rage profonde ,nuage de sang ,apathique humain n’ayant que routine comme destin
Regardera tu les yeux de l’inconnu
Brûlera tu de désir ,je veux lire en toi âme desarroi
Oh cris ,oh cris de l’incompris
Oh bruit masquant le vide,bruit qui n’est qu’enfaites vacuité immense comme dans un jardin ou roses et muguet ne poussent mais pourrissent comme l’épave ,le corps délavé de sa vie
Alors terrien de paix ,détruit l’arme et le regard noir, respire, il est tant de respirer , de respirer ,de rêver,il est tant d’ouvrir ses paumes et de croquer les pommes oubliés
Pommes juteuses
Il est tant d’aimer la fleur et non de marcher dessus
De remplir les rues de folie , de danse ,de ridicule,d’absurde,oui de folie aussi grande que le soleil
De brûler encore et encore jusqu’à mourir de joie ,brûler de désir jusqu’a devenir le feu et non la glace ,de réchauffer la place de ces coeurs voulant revivre
Il est tant de pleurer,de larme de joie ,d’émoi ,de vie ,des larmes de tout ,des rires ,des rires qui font rejaillir la flamme enfouie
Car le néant n’existera plus si de tes yeux tu les remplie,si de tes mains tu fais renaître la paleur de cette page ,si tu aide ce naufragé car quand on veux on peux ,car cela te prendra du temps oui peut être
Mais tu refera naître enfin la vie ,car il est temps de revivre ,tant de crier sous le soleil
Car il est temps de séparer les haix ,de faire la paix et de faire l’Amour à la noirceur pour lui redonner le sourire

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Audrey – Le rythme – 54 mars

Je vis avec un petit rythme.
On ne se connaît pas bien encore.
Mon petit rythme me fait rêver
D’une vie tranquille et reposée.

Mais petit rythme se sent peu écouté.
Alors souvent il se rebelle
Et en moi tire les ficelles
Et ça me tiraille de partout.

Aïe, ouille, j’ai mal ici
Et ça coince là!
Mon cerveau tricote de gordiens noeuds
Et de la buée floute mes yeux.

Petit rythme est fatigué
De toujours tirer sur les ficelles.
Il aimerait de tout son coeur
Que je l’écoute enfin sans peur.

Moi, je suis toute perturbée
Le monde a un grand rythme en effet!
Il voudrait qu’on tourne vite, très vite
Et tous sur la même cadence.

Le monde a une grande bouche
D’où sortent ses idées.
Elle en produit au kilomètre!
Le monde a un grand rythme en effet!

Le monde est très prosélyte.
Il a réussi d’ailleurs
A me faire tout gober,
Que son rythme effréné
Serait la clé de mon bonheur.

Au risque de n’y parvenir
Il s’est fait culpabilisant
En tous les jours appuyant
Sa vérité inquestionnable.

Petit rythme est bien fatigué
Mais il est toujours là, vaillant
Parant à tous mes manquements.
Aujourd’hui j’apprends à l’écouter
Car de mon expérience j’ai bien dû noter
Que ce grand rythme n’était pas adapté,
A moi, ma bien aimée.

 

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Audrey – L’ours, la grenouille, la puce et l’étoile – 54 mars

De l’ours sort la grenouille
De la grenouille sort la puce
De la puce sort l’étoile,
Si grande l’étoile
Qu’elle fait briller tous les astres.

L’étoile éclaire la puce
Et la puce sourit.
Elle se tourne vers la grenouille
Et la grenouille sourit,
Puis elle lève la tête vers l’ours,
Et l’ours sourit.
Il se tourne vers l’étoile,
Et l’étoile luit.

L’ours dit à la grenouille:
« Dans ma fourrure je te fais une place »
Et la grenouille se sent bien.
Elle se penche vers la puce et luit dit:
 » Sur mon dos tu peux toujours te poser »
Et la puce se sent bien.
La puce s’adresse à l’étoile:
« Tu es si grande, mais je suis là pour toi »
Et l’étoile s’enhardit.

Elle brille si intensément
Qu’elle éclaire les coeurs
Déjà bien éveillés
Des fiers compagnons.

Et dans leur nouvelle chaleur,
L’ours, la grenouille et la puce,
Se mettent à chanter…

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Audrey – Finkielkraut mon ami – 53 mars

Alors comme ça on te vire, mon ami
Tu es venu, la fleur au fusil
Et on te fustige !
Je ne crois pas en ta bienveillance
Comme je ne crois pas en la leur.
Si je pouvais t’étrangler de mes propres mains
Je ne le ferais pas
Pourtant qu’est ce que j’en ai envie !

J’ai réfléchi, j’ai pensé qu’il fallait
Que tu vives,
Et sur cette place, que tu parles.
On a bien besoin de cracher nos problèmes
Sur toi, sur d’autres,
Même si des cons vous êtes trop.

Alors on a privatisé la place ?
Nous l’ouverture, nous les possibles ?
Alors on a viré Finkelkraut?
Bien. Quel sens de la démocratie…

Que feras tu, ô constituante
Quand enfin tu obtiendras le pouvoir ?
Bouteras tu hors de France
Toutes celles et ceux que tu ne peux souffrir ?
Les patrons ?

Les intellectuels de droite,
Les actionnaires,
Les bourgeois,
Les religieux,
Les racistes,
Les médias,
Les politiques,
Les pollueurs,
Les individualistes,
Et tous les méchants ?

Prends garde, constituante, que tu ne te jettes toi aussi hors de tes frontières.

De quoi as tu peur, constituante,
A laisser un bouffon s’exprimer ?
Que crains tu donc ?
De te découvrir de droite à la fin de son discours ?
Shame ! Shame !
Ou que toutes celles et ceux qui t’entourent
En aient la révélation,
Et que tu te retrouves seule, à crier « Révolution ! »

Que crains tu du bouffon
Ô constituante ?
Qu’il ouvre le débat ?
Qu’il te fasse cogiter ?
Qu’il t’enface tes contradictions ?

Qu’as tu à gagner, constituante,
A rester dans la chaleur de tes acquis,
Et dans la propagande de l’  « amour solidaire » ?

Tu dis que tu n’as pas peur d’eux,
Alors laisse le donc parler !

C’est un citoyen,
Il prendra son ticket pour son tour de parole,
Il écoutera debout, dans le froid,
Ou assis au milieu des gauchistes.
Il attendra comme toutes et tous,
Et s’exprimera 2mn, comme les autres.

N’est ce pas plus grand humiliation,
Pour sa grande personne
Que d’être ramenée à l’état
De simple citoyen ?

Ne te raidis pas, constituante,
Tu en oublierais tes valeurs
Si souvent scandées,
Et n’aurais pas dans ton âme,
L’ouverture essentielle
Aux solutions que tu cherches.

Constituante, es tu prête maintenant,
A regarder ton cœur,
Tel qu’il est vraiment ?

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Anonyme – On va passer nos nuits debout – 53 mars

On va passer nos nuits debout
Pour ne plus subir vos coups,
le 1% se gave sur nous.

On va passer nos nuits debout,
L’humanité est à genoux,
Mais se soulève et tentera tout,
Forts, ensemble peuple de fous,
Pour changer c’monde, ça vaut le coup!

On va passer nos nuits debout,
Esprit d’écorché, société à remous
L’état baigne dans la crasse, il se fout bien de nous!
Prenons le pouvoir! Virons ces poux!
Qui nous gouvernent, se jouent de nous,
Qui nous considèrent comme des mous,
Des bons à rien,
Des prêts à tout!

On va passer nos nuits debout,
Et prendre les âmes face à vous,
Pour créer un avenir plus doux!!!

 

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Bruno – Drapeaux – 53 mars

Ce sont les couleurs
Mais les cheveux si libres
Qui flottent
Haut, sur le mât,
Attachés en chignon
Elle seule le sait.

Qui comprendra?

Le noir s’élève
Ta pâleur y fait face
Tu chancelles.
Aveuglé par ce rouge
Drapé de blanc où se mêle l’azur
Hier voilant les faces
L’ennemi s’y révèle.
Elle seule le sait.

Mais cette croix
Cette croix qui s’y joint
Arrache-la!

Diaphane à deux mains
Elle s’attache au mât
Le noir de clous percés
Flotte au vent qui se lève
Ô ma sœur,
Quelle mouche t’a piquée?
Embrasse-moi mon frère!
Elle seule le sait.

L’orage s’annonce.
Un rauque roulement
Et le ciel obscurci
Replient de la couleur
Le panache inquiétant.
La croix s’efface dans le drap
Et roule une invisible larme
Elle seule savait.

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Pierre de Laumière – Personne n’est persona non grata – 53 mars

Moins le couchant rougeoie plus la nuit sera blanche
Le boulevard jaunit comme un foie qui s’épanche

Personnes malvenues
Je marche dans vos rues

L’histoire se répète avec un goût de fiel
Le paradis demandez-vous est-il réel

Personnes malvenues
Je partage vos rues

Le boulevard jaunit comme un foie qui s’épanche
Voyez comment au ciel la madone se penche

Personnes malvenues
Je surveille vos rues

Le paradis demandez-vous est-il réel
Ils taxeront d’abord sur nos sueurs le sel

Personnes malvenues
Je lutte pour vos rues

Voyez comment au ciel la madone se penche
C’est l’heure où notre peine espérons-le s’étanche

Personnes malvenues
Qu’espérer de ces rues

Ils taxeront d’abord sur nos sueurs le sel
Et nous devons verser à Dieu l’impôt mortel

Personnes malvenues
Je marche dans vos rues

C’est l’heure où notre peine espérons-le s’étanche
Moins le couchant rougeoie plus la nuit sera blanche

 

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François – 2ème nuit – 53 mars

Quand l’ouest du visage fond,
Que l’autre falaise se cristallise,
L’on scrute au­dessus de l’horizon,
Ce chaos qui a son emprise,
Qui d’un appel face à l’azur pâle
Répond par l’écho d’un temps transversal.

Pensons à ce temps qui s’actualise :
« Je suis une armée mais je suis le plus faible »
En pleine scène de traîtrise… ­
« Je suis l’inconnu porteur d’une pensée indestructible ! ».

Et nous saurons en rugir le chant !
Afin de saisir chances, tournants,
Et d’insuffler à nos destins
La démocratie, la démocratie ou rien!
francois-1ere2emenuit

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François – 1ère nuit – 53 mars

à J.

À cette place, j’ai rencontré mon passé dans le visage d’une adolescente. Ses mains et les miennes redécouvraient, en rêve, l’instant d’une authentique rencontre des corps amoureux.

Pour moi, c’était « les peaux diseuses » et, dans sa bouche d’écrit, « les paumes », l’ « indicible » et sans doute l’étirement du temps, grâce à la plénitude.

Et ses limites aussi sont rongées par une tristesse esthétique, et par l’appel mortifère des étendues. Nous sommes menacés par ce ressac incessant et captés par le spectre inamassable de l’écume. Jours après jours heurtés par ce monde balisé.

Moi, je n’attends plus le surgissement des rêves. L’État m’a brisé. Je retrouve à peine les éléments primaires de ma cosmogonie.

 

 

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Audrey – La place – 52 mars

Je ne sais pas,
Je ne sais plus,
Une envie d’être en colère,
Et puis…

Je ne sais pas,
Je me demande,
Où être et où aller…
Mais…

Je ne sais pas,
Je sens que je suis à ma place,
Mais c’est ma place
Qui n’a pas de place,
Ou peut-être tout plein
En fait…

En fait j’ai jamais eu autant de place,
En fait je suis libre,
J’ai jamais été aussi libre,
J’ai jamais été aussi sûre
D’être à ma place.

Trouver sa place,
Sur une grande place,
Ici ou là, trouver du sens,
Ici et là.

Ma place est mouvante,
Elle n’est pas ici, ou là,
Elle est ici, et là,
Selon que je suis ici, ou là,
Elle me suit,
Elle est moi.

C’est confortable
La liberté.

Je ne peux pas être
Partout,
J’aimerais moi être partout.
Tant pis, je ferai avec ma place,
Si petite, si invisible,
Si inutile, pour certain-e-s.

J’étais à ma place,
Et j’ai pu ainsi
Faire de la place à d’autres,
Qui ne cherchaient pas une place,
Qui vagabondaient,
A la recherche d’une place
Provisoire.

Ils et elles ont pris un peu de place,
Et s’y sont senti-e-s bien,
Dans leur place, qu’ils et elles voulaient
Provisoires.

Finalement,
Quand on est libre,
On a beaucoup de place
Pour les autres ;

Pour se sentir libre,
Avant tout s’être fait une place,
En soi.

 

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Audrey – Respirons – 50 Mars

Ici c’est ouvert,
Ici mes problèmes s’effacent
Parce que mes problèmes sont fermés
Sans solution
Ici on crée des possibles
On crée des ouvertures
S’ouvrir, respirer, vivre.
Vivre c’est ouvrir des possibles
Ensemble.
Les problèmes sont personnels.
Et ils sont aussi communs.
Faisons de nos problèmes personnels
Des problèmes communs
Et de ces problèmes communs
Faisons en des possibles.
Créons ensemble des possibles
Respirons
Et finalement
Vivons!

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Loui – Marcheur – 50 Mars

Tu nous explores
Marcheur
Comme continent à défricher
Et à refaire
Marcheurs
Comme nos ancêtres nous ont portés
Dessur ton dos, trop lourd fardeau
Pour ta jeunesse

Dans ton portage
Marcheur
Il y a tous ceux restés trop sages
Soit engourdis, soit aveuglés
Par fausses lumières qui sont nos maîtres

Marcheur
Ta peau est rouge de ton courage
Peau rouge
Tes yeux cayenne, ton sang puissant et tes douleurs
Peau rouge
Tu nous as fait printemps sauvage
Quand la justice était ailleurs

Peau rouge
T’as réinventé tous nos chants
Rêveurs
T’as pas cédé aux détraquants
Et matraqueurs
T’as fait se lever le dormeur

Marcheur
De tes pancartes rends-nous les arbres
Marcheur
De nos forêts rends-nous la paix

De tes carrés rougis
Tissons une peau de peuple
Marcheurs
Une terre retrouvée et respectée
Par tant de gens de cœur
Peau rouge
Sous notre peau des flots qui bougent
Peau rouge
Marchons ensemble dans la clameur

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Camille – Le porte voix – 50 Mars

Eh, sentinelle,
Que dis-tu de celle là?
La nuit se dresse parmi les hommes
A peine elle voile
Le regard de l’assemblée
Au contraire
Elle éclate
D’une noirceur rayonnante
Contrepoids des visages de pierres
De la stratégie du pourrissement,
Et de l’attente
La terre sous nos pas est parsemée de prières
Et les désemparés
Venus chercher sur le marbre un peu de réconfort
Ressemblent à une église aux airs de révolution

 

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Audrey – La place – 50 Mars

Je ne sais pas,
Je ne sais plus,
Une envie d’être en colère,
Et puis…

Je ne sais pas,
Je me demande,
Où être et où aller…
Mais…

Je ne sais pas,
Je sens que je suis à ma place,
Mais c’est ma place
Qui n’a pas de place,
Ou peut-être tout plein
En fait…

En fait j’ai jamais eu autant de place,
En fait je suis libre,
J’ai jamais été aussi libre,
J’ai jamais été aussi sûre
D’être à ma place.

Trouver sa place,
Sur une grande place,
Ici ou là, trouver du sens,
Ici et là.

Ma place est mouvante,
Elle n’est pas ici, ou là,
Elle est ici, et là,
Selon que je suis ici, ou là,
Elle me suit,
Elle est moi.

C’est confortable
La liberté.

Je ne peux pas être
Partout,
J’aimerais moi être partout.
Tant pis, je ferai avec ma place,
Si petite, si invisible,
Si inutile, pour certain-e-s.

J’étais à ma place,
Et j’ai pu ainsi
Faire de la place à d’autres,
Qui ne cherchaient pas une place,
Qui vagabondaient,
A la recherche d’une place
Provisoire.

Ils et elles ont pris un peu de place,
Et s’y sont senti-e-s bien,
Dans leur place, qu’ils et elles voulaient
Provisoires.

Finalement,
Quand on est libre,
On a beaucoup de place
Pour les autres ;

Pour se sentir libre,
Avant tout s’être fait une place,
En soi.

 

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Laurent – Comment sais-tu l’avenir ? – 50 Mars

Comment sais-tu l’avenir?
Avec une boule de cristal ?
En projetant des courbes comme les économistes?
Demain, je peux bien me faire écraser par un train,
tu peux me comparer à un chien,
cela n’y changera rien,
j’aspire à voir Demain.
Si de payer pour les autres t’en as marre,
Alors arrête avant qu’il ne soit trop tard,
assume ta position,
il faut faire la Rêvolution
De continuer un système absurde nous avons tort,
Il y fait nuit dedans,
Il y fait nuit dehors,
Il nous vole tout notre temps,
arrêtons-le jusqu’à l’aurore
Prenons ensemble la liberté d’entreprendre
chaque jour,un meilleur avenir à chacun.

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Erell – A République – 50 Mars

C’est magique à République, même si les crs claquent, ça s’rassemblent en clique, sans perdre la face.

Des clics clacs sur la place, réunion publique et mouvement de masse, déclic d’une jeunesse de tout âge qui flippe pour sa place.

Dans cet espace, ça s’bouge, c’est efficace, y s’passe des choses inexplicables, regarde en face, ça change enfin.

Ça cherche des fins durables, pour ce système si peu serviable qui t’efface et qui t’écrase c’est dans sa vase tu t’enlises.

Eux t’accueille pour qu’tu tires de là, On vaut mieux ça, c’est pas normal qu’on s’retrouve là, sur les pavés d’cette capitale comme des épaves.

Grève pour ne plus être esclave, rêve général, faut qu’on en parle, l’heure est grave ou plutôt rare, merci à ceux qui encourage.

Cette décision d’révolution spontanée, ça peut passer vite comme ça peut être à vie, à toi de gérer ton propre avis.

Si tu veux, c’est l’moment d’sortir et d’venir soutenir cette folie d’espoir en feu qui gagne chaque jour en puissance.

C’est délirant ça prend un sens, ça parle à tous, c’est l’existence qui s’joue pour tous sans exception.

Jamais seul ici, ça vie, ça s’avise d’s’intéresser à son prochain, ça grandit gentiment, pas d’pouvoir prédéfinit, on veut construire.

Même les « gardiens d’la paix » s’perdent, face à cette foule qui ne fait qu’un, Nuit debout, beaucoup déboule, ici tout roule.

Tous les problèmes y passent, on ne se voile pas la face, on est conscient qu’c’est important et qu’toute sa vie faudra assumer.

Ce soir ça continue, demain ça continu, encore et toujours plus de vues, de venues, c’est devenu incontournable.

C’est censé durer jusqu’à qu’on craque, ça devrait marcher y’a qu’des gens baraque, du cœur, qui s’aime juste parce qu’ils sont là au même endroit.

Dans le même combat, même ceux qu’on ne reconnait pas, on leur parle, paraît qu’ça ne s’fait pas entre les 75000 murs gris d’cette capitale.

A chacun sa manière de communiquer, c’est comme ça qu’ça s’passe, quand y’a pas de règles faut jouer que les As.

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Pierre – Pour un flic de Stalingrad – 50 Mars

Tremble ! Oh marmiton de flic
Ton chef, on va lui tomber sa toque
Oh sentinelle aveugle
Tu ne sens pas que tu te fais enfler
Ta paye minable et des entailles plein ta vie
Tu n’entends pas ? ton fils ou ton neveu
qui se fait tabasser
Ta femme est un fantôme
Et toi tu reste là
Campé comme un migrant
Qu’est-ce que tu te racontes ?
Tu pues le dépit
dans ton déguisement
avec ta matraque molle et ton autorité fébrile

 

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Vincent – Monsieur le Président – 50 Mars

Monsieur le président, tous mes remerciements. Nous peuple des sans dents, et tous nos descendants, bien que tous différents, sommes unis à présent. Car pleinement conscient, que vous nos dirigeants, n’êtes que des mécréants, cerbères omniprésent, des lobbies de l’argent. Merci msieur l président, il était vraiment temps.

 

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Jennifer Lavallé – Les abeilles – 28 mars

Les abeilles et la biodiversité sont en grand danger

Une députée nommée abeille prend leur défense au parlement
Tente de se faire la voix des abeilles qui n’ont pas de voix
Que de Bzzzzz qui s’éloignent, s’éteignent
Ne retrouvent plus le chemin de la ruche

Egaré.es, migrant.es perdu.es sur les routes d’’Europe
Arrêté.es aux frontières métalliques

Et moi, au centre de ce monde délirant
Ce monde aussi mystérieux, que passionnant et incompréhensible,
De ce point mouvant où il m’est donné de vivre et d’espérer
Ce corps !

La liberté, l’égalité s’écrivent dans toutes les typographies
Aux murs des réseaux sociaux
Dans toutes les langues du monde
Un espoir nous soulève
Une révolution, une résistance,
Le plus infime geste a la puissance de nous toucher

Destins à écrire qui s’écriveront quoiqu’Il en soit !
Et s’ils sont privés de papier ou d’écran,
Ils écriront sur le sable ou crieront dans le vent !

Les mots sont nos liens
Notre humanité
La terre sur laquelle s’échouent
Ceux qui sont privés de tout
Ceux qui étaient soumis
Ceux qu’on méprisait

Monde de barbarie qui dénie ses victimes
Oligarchie du 21ème siècle

Ô nouveau millénaire
La porte est entrouverte
J’avance torche à la main
La flamme de l’écriture éclaire mes rêves

Les voix des révoltés résonnent
Leurs colères, leurs joies
Convergent avec les rayons du soleil

Place de la République

 

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