Archives pour la catégorie Non classé

Tou Toune – Le pouvoir – 151 Mars

Le pouvoir

Le pouvoir est à qui?
Pour celui qui l’a.
Mais peut’il aller vers un être de lumière?
Ou éclairer le plus mauvais
en utilisant sont plus bel air?
Sur des jeunes le mal pénétrant
les plus bas instinct
d’un pouvoir de dédain
mépris d’un pays
pour simple idée de profit
Le désire inassouvi
se besoin trompeur
La balance dans une main
et le glaive pointant.
Décidant pour le peuple
mensonges qui te déshonore
Tu ne donnes pas l’exemple
tu te pares de tout l’or.
Pouvoir décadent que
tu supprimes au vent.
La sécurité proche de toi
tu penses te cacher derrière
un drapeau,un hymne,des barrières
pouvoir tu restes mais au final
tu changes toujours sous un idéal
sans soif, terne et bien banal!

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Aude Pâris – Implosion – 106 mars

Implosion,

Tu m’as manqué

T’es tu planqué?

Le satellite m’invite

A tourner autour

De toi, de moi

Du monde au bord de l’implosion

ça va chauffer dans les institutions

Tu m’as manqué

T’es tu planqué?

Tour de l’univers

En hélicoptère

Fuir la Terre

Pour aller polluer

Un autre système

Planétaire

Tu m’as manqué

T’es tu planqué?

Placide

Tu brodes

Tandis que d’autres
Une foule
En houle
Une foule très cool
Impulse peut-être
Un autre
Une autre

Etre

Tu m’as manqué

T’es tu planqué?

Tour de l’univers
En hélicoptère
Vont-il nettoyer
Notre système

Planétaire?

Tu m’as manqué

T’es tu planqué?

Lève toi, Amour

Viens voir.

Il fait jour.
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Med’H – Paname, soulèves-toi ! – 105 mars

Paname, soulèves-toi !
Paname, debout, rappelles-toi, n’oublie pas,
Tant de luttes se sont passées sur tes vé-pa-(s).
Aujourd’hui des obscurantistes t’ont mutilée
Et tes dirigeants t’ont muselée.
Relèves-toi, Paname la communarde !
Tes enfants, t’attendent, s’attardent.
Écoutes-les, tout bas, ils chantent
Le Temps des cerises qui les hante.
Ils font leurs sales guerres
On récolte nos mortes et morts.
Le Capital ne souffre guère
Et de ses bénefs ne démord.
Paname te souviens-tu de 68 ?
Nous, on a envie d’une suite !
Vivre la solidarité et la liberté,
Nous n’allons pas te déserter.

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Audrey Chambon & Khalid EL Morabethi – Poème en duo – 81 Mars

Des corps,
Qui se frôlent dans une chaleur étouffante,
Et puis des corps qui marchent, courent et chantent,
Chantent leurs haines écrites sur leurs veines,
Devant ceux qui s’en foutent, ils chantent leurs peines
Et puis des corps,
Juste des corps qui doutent,
Des corps qui se fondent,
Qui se rendent,
Qui se confondent,
Qui se dégagent de la table ronde,
Des corps !
Les corps vacillent,
Les corps sont en transe,
Les corps dansent,
Ce soir, ils dansent,
Ce soir, ils pensent,
Ce soir, ils dansent autour du sens,
La passion est hors du corps et le sens danse,
Le sens est en feu.

Des corps,
Ils dansent, encore et encore
Jusqu’à ce que les pieds saignent,
Puis las de danser
Et plus las encore de penser,
Ils tombent lourdement
Les uns après les autres
S’entassant, tas de chairs
Nerveuses s’agrippant
Aux mensonges qui s’enfuient
A la rage qui vomit
A la crasse au pus au sang,
Chairs amollies ouvertes aux vents;
Et ils crient
Ce qu’il leur reste
La détresse et l’ennui;
Et ils gémissent d’être seuls
Dans la danse macabre
Seuls, tous collés les uns sur les autres
Les autres tout collants et
Tous seuls aussi…
La masse grotesque,
Exsangue,
Râle et expire
L’abcès crevé
Et puis fin.

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Alex – La lutte bisounours – 74 mars

Oui j’ai des yeux de Bisounours
L’agressivité ne me sied point
J’aime quand les paroles sont douces
Même pour dénoncer la politique mal-en-point

Même si tu cris, même si tu pleures
Prends le meilleur de tes erreurs

La vie en rose n’est pas maudite
Ce n’est pas un signe de faiblesse ou encore une niaiserie
C’est ta vraie nature que tu évites
Parce que qu’en tu étais petit on te l’a interdit

Alors lèves-toi petit nounours
Avec ton coeur arc-en-ciel
Oui je sais tu en as marre des coups en douces
Et on veux tous péter la gueule aux industriels

Mais moi aussi petit nounours
J’ai la rage et j’en peux plus
Je veux gueuler et stopper la course
De ces pirates qui s’enrichissent et qui nous tuent

Mais nous sommes plus forts nous les nounours
Parce qu’on a du coeur à revendre
Pas besoin d’argent pour lutter en douce
Et démenteler le circuit des fromages de Hollande

Et si notre force était cachée
Dans des moyens coquins et discrets
Pour hacker l’Élysée à pas de loups
Et détronner le siège pour Nuit Debout

La bande des nounours à l’Assemblée
Toujours près à s’entre-aider

Parce que même si il est en colère
Un coeur de nounours sait toujours y faire

Parce que l’intelligence que le coeur possède
La tête ne peut pas la comprendre
Son langage est fait de lois qui aident
Tous les autres coeurs à l’entendre

Alors ne jugeons point la lutte des oursons mignons
Car au fond nous en sommes tous un
Allons tous plonger dans les recoins les plus niaiseux que nous ayons
Pour nous retrouver dans notre lien commun

Ainsi nous serons sans faille
Devant des soi-disant citoyens
Qui se cachent, ont peur dans leur pagaille
Sont fatigués et ont oublié comment faire pour être humain

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1000 Jours en Mars : projet d’écriture collective web

1000 jours en mars invite à imaginer collectivement les un-peu-moins de trois années qui arrivent. C’est de la science-fiction en prise directe avec le réel. Un endroit où formuler des espoirs, des attentes, des craintes. Où se raconter, puis raconter aux autres, les histoires de ce qui va se passer…

1000 jours en mars est un projet d’écriture à mille mains, une fabrique bricolée de mille futurs possibles.

Lien vers le projet : https://strasbourg.nuitdebout.fr/1000joursenmars/#

 

 

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José V – Debout le nuit, Debout ! … – 43 mars

Debout, la nuit !
Le soleil, devenu insomniaque,
Étire ses rais sur le rêve incandescent…
De résistance et de luttes en marche…

Debout, la nuit !
Que s’agitent les aubes du dénoncer,
Que se lève, des brumes, le combat
Libérateur de liens solidaires…

Debout, debout !…
Créons mille soleils de minuit !
Inventons des aurores boréales
Sur toutes les places de Liberté !…

Jeunesse de toutes les terres,
Humains de toutes naissances
Convergeons en libre expression
Par la lave du dire, déversons la colère…
Que le feu à fleur de nos peaux
Se propage sur la caste de nos cerbères…

Debout, toutes ces nuits
Embarquées de folles révoltes
Par la force rageuse de l’inespoir
Donnons vie à nos renaissances…

¡Hasta la victoria!…

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Carine Kramich – La République se ménopause – 54 mars –

La république se ménopause
Aucun flux dans ses veines épaisses
Nul coulis de la jeunesse
Elle la refoule, qu’elle disparaisse !
Car le sang trop neuf indispose

Elle en devient mauvaise mère
Elle choisit ses enfants chéris
Parmi la chair de sa chair
Elle les pourrit, gâtés-pourris
Les autres, elle les désespère

La république est une vielle grue
Qui s’apparade et qui se farde
De poudre aux yeux et de vertu
Qui cach’ ses coquards d’une cocarde
Et qui se gausse de la rue

La république est une vieille poule
Qui s’vend au député du coin
Qui se rengorge et qui roucoule
En déplumant tous ses poussins
Ses bas se filent et elle nous saoule

C’est plus fort qu’elle est marâtre
Elle crie pour rien à tout propos
Elle s’injustice, elle s’acariâtre
Elle fait des bleus et s’écarlate
Mais le blanc fait total défaut

La république nous orpheline
Plus jamais là quand on a b’soin
Les mots doux se taisent ou s’épinent
Elle dilapide nos moindres biens
Et nous confisque nos lendemains

La république est une vieille peau
Il serait temps qu’elle s’occasionne
A renouveler ses oripeaux
Qu’en une mue elle s’émulsionne
Que ses appâts deviennent appeaux

Quand la 5e sera grand-mère
Pourvu qu’elle soit mamie-gâteau
Qu’elle nous radote ses hivers
Et ses gloires qui étaient y a tantôt
Et qu’enfin elle nous laisse faire

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Marquis des bois – Pêcheurs de ciel bleu – 54 mars

Pêcheurs de ciel bleu dans les marécages boueux
Chasseurs de rêves dans les ténèbres sylvestres
Poseurs de pavés sur les sentiers tortueux
Dresseurs de mots au coeur de la jungle des lettres

Mais surtout poète parmi les poète-esses
Amateurs de rimes au sommet des cimes
Mais encore trompette parmi les trompettes
Amateurs des rimes au fond des abîmes

Un monde poétique, un lieu accessible
Où on marquis des bois, on klaxonne hautbois
Où le sous entendu rejoint le dicible
Où les chiens claironnent et les princes aboient

Chemin indiqué au long court de la pensée
Prenons à droit, à gauche, à contresens
Zigzaguons, mélangeons présent, futur, passé
Papillonnons et cueillons un bouquet d’essences

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Bruno – Espoir – 54 mars

Entre ces murs où se sont peints nos rêves
En mots brisés par la vie qui nous grève
Un enfant joue, léger comme la feuille
Qui vole haut, et le vent s’en amuse
Vers le Parnasse où s’exile la Muse
Et puis s’échoue, semblable, sur le seuil.

L’enfant soudain, d’un coup de pied rageur
Défait le tas, pousse un gris ravageur
Et dans ce jaune épandu tout autour
S’agenouille et les deux mains tendues vers
L’azur là-haut comme en une prière
Sa voix s’élève illuminant le jour.

Le vent au loin a porté sa parole
Et d’autres voix, nombreuses, ont pris leur vol
Vers cette place infinie, nulle part.
Lentement naît une grande clameur
Les murs s’effondrent et s’évanouit la peur
D’un nouveau monde s’annonce le départ.

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Xavier Frandon – La fatigue du monde – 54 mars

Le manteau du monde a des trous aux coudes
Et ses os qu’à travers, on rabote au marché
Comme un cancéreux, jusqu’au bout, il se vend
Pour une brindille de plomb cassée par le milieu

Là haut tout au bout il y a des oiseaux
Qui crèvent le bec pris dans de l’étoupe grise
En dessous, des crevasses immenses l’aspirent
Qui s’acharnent, monde accroche poussière, écharde molle

Dessus, des bêtes penchées sur leurs ravages
Se croient bénies– ô pâleur du sang qui existe
Étranger qui se morcelle en tombant des clochers
Unis dans le relent, tous ensemble frémissant

Nu sous sa nippe, crasseux de son passif
Piètre refaiseur de miracle, croit il aux couleurs  ?
Croit il au parfum des fleurs  ? Le tissu plastique
Qu’il jette, la pluie acide qui retombe en vrille

Lumière qui s’engouffre végète sur son passé
Des guerres qui entortillent jusqu’aux clameurs intenses
Le drap se déchirant, les jours dans le ciel glabre
La terre se brûlant les mains de sa résignation

Le manteau du monde a des trous aux coudes
Qu’on rebouche du cuir des bêtes mortes
S’user la corne à bouffer ses os, conserver
Les trémolos lascifs, les foudres d’autrefois

La cheminée s’étonne qu’il observe ses cendres
Et des bocks d’une bière acide au toucher
Comment fonctionne cette loi qui tressaille?
Monde se couvre de son bruit infernal

Une machine qui recoud et détisse en même temps
Qui s’interdit la pause pour ne pas se détruire
Dès lors que l’heure est passée, plus rien n’est derrière
Un rideau métallique harponne le bois tendre

C’est là qu’il blêmit, au centre de son cœur
Impuissant présage d’un innocent gâchis
Le monde se demande qui a bien pu faire ça
Et les bêtes rient aigre de le voir tourmenté

Alors il reprise son ténébreux manteau
Qu’un souffle de Lune suffit à soulever
Qu’un rai de Soleil suffirait à dorer
Des visions en coudières, le retour des idées

Le monde est décidé à changer sa tenue
Mais il est épuisé de s’être tant donné
D’avoir vidé ses fontes sur des tas d’immondices
Que des enfants trient en bas de leurs cités

Alors il s’achemine vers sa boucle bouclée
Alors il envisage sa fin atmosphérique
Et il s’étouffe entre ses bras blanc
S’embarrassant lui-même dans son arrachement

Le manteau du monde a des trous aux coudes
Les bêtes le piétinent en faveur de l’enfer
Et avec un anneau le noie dans un lac sans fond
Pour une brindille de plomb cassée par le milieu

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Loui – Marcheur – 50 Mars

Tu nous explores
Marcheur
Comme continent à défricher
Et à refaire
Marcheurs
Comme nos ancêtres nous ont portés
Dessur ton dos, trop lourd fardeau
Pour ta jeunesse

Dans ton portage
Marcheur
Il y a tous ceux restés trop sages
Soit engourdis, soit aveuglés
Par fausses lumières qui sont nos maîtres

Marcheur
Ta peau est rouge de ton courage
Peau rouge
Tes yeux cayenne, ton sang puissant et tes douleurs
Peau rouge
Tu nous as fait printemps sauvage
Quand la justice était ailleurs

Peau rouge
T’as réinventé tous nos chants
Rêveurs
T’as pas cédé aux détraquants
Et matraqueurs
T’as fait se lever le dormeur

Marcheur
De tes pancartes rends-nous les arbres
Marcheur
De nos forêts rends-nous la paix

De tes carrés rougis
Tissons une peau de peuple
Marcheurs
Une terre retrouvée et respectée
Par tant de gens de cœur
Peau rouge
Sous notre peau des flots qui bougent
Peau rouge
Marchons ensemble dans la clameur

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Jennifer Lavallé – Nous sommes les 99% – 44 mars

Passant, ne baisse pas les yeux
Approche-toi, tu n’es pas un pigeon

Sur la place il y a des toi, des moi, des nous, en colère, très heureux ou déçus, humoristes, insomniaques, zadistes, précaires, intellos, médecins, badauds, des très vieux, des très jeunes, quadras, hétéros, homos, trans, très pros, en reconversion, amateurs, rappeurs, zoukeurs, enseignants, pensionnés, parents, célibataires, en quête de…

Faire. Inventer. Dire. Voir. Rêver. On est là. Pour quoi ?
Emotion du mélange de couleurs. Peindre ensemble le paysage d’une nouvelle société. Transition. Désir et lucidité. Humanité. Ecologie. Debout, la nuit.

Vaincre les inégalités.

Partager l’indignation. La nécessité. De la politique et de la poétique.

Comprendre qu’on est là pour la rencontre, pour l’espoir, pour aimer. Lever la main, dire une phrase à la foule des moi qui veulent former un nous.

C’est extraordinaire une bibliothèque, la musique, une marmite de soupe préparée par des bénévoles pendant que d’autres dansent le tango, montent des commissions France Afrique, des commissions sérénité… et transmettent leurs luttes immémoriales.

Le peuple n’a pas besoin de papiers pour exister.
Votons l’assemblée constituante de l’humanité, sans couleur et sans sexe.
Adieu les statistiques !

Etre debout la nuit
Des nuits
En plus des jours
Rester en mars la nuit sur la place
Par un décret imaginaire

Là où tous les mouvements soudain convergent
Là où une statue historique rappelle une histoire commune

Là où ça s’ébat, ça débat, ça fraternise, ça chauffe parce que c’est pas simple
Mais c’est bon de se coller au réel
S’y recoller
Le transposer

Paris, Radio, Amis debout
Les nuits debout
Pour changer le monde
Pour se changer d’abord soi-même

Bruxelles, Saint-Denis. Saint-Ouen
Et les campagnes de tous les saints

Et toi qu’est-ce que t’en penses ?
Pourquoi t’es ici ?

Réflexion générale
Rêve générale, mes camarades
Ceux qui ‘en sont pas le regrettent
Oui c’est ici que ça se passe
sur les places du monde entier,
Hors du TAFTA.
En mars, sous les pavés, le potager !

Nous sommes les 99 % !

 

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