Archives pour la catégorie prose poétique

prose poétique

Pierre – (La norme) – 50 Mars

La norme ? Elle est biaisée,
mouvante, expensive aussi
il faut le savoir.
Elle est interne et auto-convaincante.
Elle est gratuite puisque tu la portes en toi.
Elle est rassurante et te hante
autant que tu la rejettes.
Elle est maternante
la norme, elle est fictive surtout,
elle n’a pas de raison la norme
mais elle est. C’est un fait.
Et nous nous la prenons comme un mur.
Et ce mur, on le peint
pour qu’il nous paraisse moins gris.
Mais c’est toujours un mur,
qui sera nettoyé.

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Sébastien – Sans titre – 50 Mars

Toi qui entres ici n’abandonne pas l’espoir, 
Au fond de ta poche. 
Parmi la menue monnaie, 
Il te reste des miettes, 
Des graines
Que ta tendresse a gardées.
Te souviens tu encore ?
Et te voilà avec nous,
Germent les graines et les ruines,
Comme sonne le printemps.
Elles écloront sur la place du peuple,
Brûleront les ventrus.
Car elles sont pour toi
Pour le gitan joyeux déluré
Elles sont pour toi
Pour la communauté des grèves. 

 

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Oumar – Il paraît que… – 50 Mars

Il paraît que l’Homme africain n’est pas assez

entré dans l’histoire

ça me fait penser à celui qui écrit des politiques.

On l’appelle, dans leur jargon…..La plume !

L’Homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ?

Puisque….ceux qui le disent ne l’assument

Puisque ceux qui l’écrivent tergiversent!

Je vais donc m’adresser à la vraie plume. Celle qui

a porté l’encre infâme qui nous affame.

Je m’adresse à la plume.

Je m’adresse qu’à la plume !

Je m’adresse à la plume

Des boutiques bling-bling

Fait pour des bling-bling

Je m’adresse à la plume.

Je m’adresse à la plume au nom de l’Afrique victime.

Eh…oui !

Les victimes aussi entrent dans l’histoire.

Je m’adresse à la plume.

Celle des boutiques bling-bling, fais pour les bling-bling.

Par les pharaons noirs d’EGYPTE, l’Homme africain

est entrain dans l’histoire.

Je m’adresse à la plume.

Plume, princesse malheureuse

Princesse ignorante,

Princesse ingrate

Je m’adresse à la plume

Par BOUBAKARI 2, le Malien

Qui a découvert l’Amérique avant Christophe

Colombe,

L’Homme africain est entré dans l’histoire

Je m’adresse à la plume

Par l’esclavage et la colonisation qu’il a subit

l’Homme africain est entré dans l’histoire

Je m’adresse à la plume

Plume arrogante, ingrate, ignorante…

Mais….Je m’adresse qu’à la plume !!!!!!!!

WEISH !!!!!

Par les guerres mondiales et la libération de notre

pays la France

L’Homme africain est entré dans l’histoire.

Je m’adresse à la plume.

I have a Dream !!!

Par Martin Luther King, l’Homme africain est entré dans l’histoire

Je m’adresse à la plume

Plume arrogante, ingrate, ignorante……

Mais je m’adresse qu’à la plume !!!!!!!

MUSTCH…….Tchééééé

Je m’adresse à la plume.

Par kuamé NKRUMA, Aimé Césaire, Nelson

MANDELA, Thomas SANKARA, l’Homme africain

est entré dans l’Histoire.

Je m’adresse à la plume.

Au nom de l’Afrique victime ! Digne ! Qui ne

rechigne !

Hé, la plume ! Toi qui rechigne.

Connais-tu…….

Malcolm X

Bob Marley

Mohamed Ali

Je m’adresse à la plume des boutiques bling-bling.

Connais-tu……

Toussaint Louverture ?

Patrice lumumba

Soundjata Keïta

Connais-tu Edson Arantes dona Simantos

Leopold Sédar Senghor

Cheikh Anta Diop

Cheikh Modibo Diarra de la Nasa ?

Je m’adresse à toi la plume, pauvre plume des

boutiques bling-bling

Fait pour des bling-bling

 

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Marquisdesbois – Debout la Nuit – 50 Mars

Debout la Nuit

Debout la Nuit, perçons l’ennui
D’un verbe fort, d’un doux effort.
Sur le bitume, frottons nos plumes,
Poussons nos mots, humbles rameaux.

Debout Poète, soit l’interprète
D’une langue commune, vise la Lune
Debout Poète soit en tête
Du mouvement des cœurs pansant

Poète, Poétesses Debout !
Soyons fiers de nos lumières
Par la lyre ou par le dire, Debout !
Que l’on inonde de rîmes ce Monde
Le rêve prend la relève Debout !
Il est le réel du cœur rebelle
Debout la nuit, donnons la vie !
A ce concept de Cœur Poète -esses- !

 

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Orkhev – Immigration « Subie » – 50 Mars

J’irai m’écraser sur les enclaves de Ceuta et Melilla ;
Pourquoi je resterais là ;
On m’a dit qu’un monde meilleur pouvait m’attendre là-bas : Il me tend les bras ;
Rien ne me retient ici,
j’n’entends qu’le son du combat,
Marre de ce fracas,
Rien pour remplir ma panse, quand j’y pense, autant tenter sa chance, légitime dépense ;
Je suis pensif, j’ai peur d’avoir des remords ;
A bord d’un frêle esquif, abandonné au sort ;
Quand j’interroge mon pif, je n’ai qu’l’odeur de la mort ;
Devant moi de nombreux récifs… peut-être ai-je eu tort !
Au delà du soleil couchant, disparaît ma Terre ;
Que vais-je trouver devant, Le Paradis, ou L’Enfer ?
Je me terre, seul un flacon d’éther, pourrais me faire taire…
Je parcours le Planisphère, traverse les déserts.
Les étoiles font leurs apparitions, je vois tomber la Nuit ;
Seul dans la pénombre, je me demande qui je suis ;
Derrière moi il n’y a plus rien, devant, bien des conflits ;
Ça y’est… j’y suis… c’est ça l’immigration… subie…

Orkhev (librement utilisable)

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Oumar – Esprit retord – 49 Mars

A la merci de ma colère
Voici ce que j’en fais de ton idéologie, esprit retord et machiavèlique.
Esprit retord, esprit machiavélique,
qui veut m’enfermer dans la cage de la solitude et de la haine.
A la merci de la flamme
Voici ce que j’en fais de ton idéologie, esprit retord et machiavélique.
esprit retord, esprit machiavélique,
qui veut m’attacher au milieu de ce nécropole hanté…
Hanté d’esprits….
Esclavagistes,
racistes,
xénéphobes,
homophobes
islamophobes et
anti sémites….
Hanté d’esprits intolérants.
mais à la merci de ma colère et de la flamme….
De la flamme et de ma colère….
Dorénavent se dresse devant toi….
Cette jeunesse…..
Sagesse….
Française et européenne

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Stéphane Bataillon – Ceci n’est pas un exercice – 46 Mars

 Depuis le 31 mars

les gens se remettent à parler. À prendre le micro. À arracher le micro. À écouter. À ne pas écouter. À penser. À répéter – 1% détiennent 99% – Commun – Revenu universel – les patrons se tuent au… – À s’échanger des livres #Piratebox. À chanter faux, à s’embrasser, à vouloir voter, à ne plus vouloir voter, à vouloir voter mais blanc. À souhaiter bien du courage à vous les jeunes. À vous réveiller enfin les vi… vous qui avez 40 ans. À jouer la fanfare, à fanfaronner, à savoir que tout cela va très mal finir, qu’ils sont morts. À ne pas du tout savoir où cela va finir, à avoir un peu froid, là. À être tous ensemble tous ensemble ouais ouais. À être fatigués mais heureux, à être heureux mais fatigué, à être si fatigué qu’on ne sait pas si on va y arriver à être heureux. À ne plus avoir aucune illusion, à avoir pleins d’illusions. À ne plus avoir d’illusions mais à se dire que chaque morceau de monde à été une utopie avant d’exister sous nos yeux. À les fermer. Pour s’endormir, songer, faire une micro-sieste ensemble. Préavis de rêve général. Parce que ça n’a jamais été maintenant, l’état d’urgence c’est maintenant. On s’organise en commission pour les déclarations, pour les déclarations à la préfecture. On a des porte-parole, on n’a aucun porte parole. On tire au sort. Démocratie horizontale sur l’agora de République. Les médias font la sourde oreille, font leurs couvertures, consentent, problématisent, tiquent, méprisent, sont submergés. On met en place des ateliers de media training #RadioDebout #TVDebout #Bulletin quotidien. Merci Patron, Fakir et Frédéric Lordon. AG Personne ne représente NuitDebout mais chacun parle en son nom. Ça discute. Ça se dispute. On fait de la politique concrètement. On a des objectifs (mais tu me reprends si je me trompe) : frapper fort. Tous ensemble tous ensemble pour faire converger les luttes. Ils ont peur. De ça. De la convergence des luttes. On parle des ouvriers à Paris. C’est quoi, un ouvrier, déjà ? On est pas de droite, on refuse le parti. Socialiste, communiste, écologiste, de gauche. On intermitte, on libertaire, on activiste. On est pas là pour réinventer l’eau tiède. On cohabite mais ferme ta gueule là parce que ce système là on n’en veut plus. Bisou, mais non, ne te fâche pas. On va faire un potager. On est pas dupes. C’est bien qu’on ne soit pas tous d’accord, on a un peu mal à la tête, liberté, ça va mieux, on va se faire des bisous. La convergence des gens. Il fait beau. On est plein. Maintenant ça va mieux. On s’étonne que tout ça ne se soit pas passé bien avant, on est pris par surprise; Il l’aura bien, ils l’auront bien cherché. Qui sème la misère récolte la colère. Tapez révolte sur votre clavier et sortez dans la rue. Demain commence ici. Mettez des nez rouges face aux flics. Flippez un peu. Respirez. Doucement, doucement, il ne faut pas brusquer les choses. Le DAL a l’expérience, Babar est là, mais pas de leader. Pas de chef. Regarde comme ça vit. la Valls est finie. Liquidation totale du gouvernement. Tout doit disparaître et renaître. Oui mais… heu… enfin, mais c’est pas ça le problème…. mais non… mais ouais, l’absence de ligne politique c’est…c’est quoi, la vraie gauche ? Lbération. Laboratoire, expérience, éducation populaire, les syndicalistes ne comprennent rien. Les migrants sont chassés de Stalingrad. On y va. Les manifs 14h-17h Bastille Nation  c’est fi…mais on s’inscrit quand même dans le mouvement social. Retrait de la loi travail. Elle est assez capitaliste ta remarque là. Podemos ! Indignés ! Révoltés ! Mais tu me stigmatise là, ça me saoule ! On fait une pause là ? Non. Bon. On ne rentre pas chez nous ce soir. On est debout.

Et c’est la nuit.


Cet texte est paru initialement comme n°54 bis et édition spéciale du 44 mars de Gustave, organe politique Debout, avec l’avertissement suivant :

Parce que parfois, il faut mouiller la chemise. Et aussi parce qu’on a pas la carte de presse pour rien, une édition spéciale de GUSTAVE datée du 44 mars 2016. Un numéro debout. Même couché (il se fait tard).

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Juliana Spahr et David Buuck – extrait d’Une armée d’amants – 45 Mars

Déblayons tout ce qui nous entrave et nous harcèle, déclarons nuls et non avenus tous les contrats faits en notre nom mais sans notre consentement, et ensuite affrétons des moyens de transport illicites pour ceux qui crèvent d’envie d’ailleurs et d’autrement. Ce qui vient de toi ou moi vient de nous tous, ce qui fait que nous voulons danser avec vous dans la vanne commune sans honte ni hésitation, car nous avons des guêpes plantées en nous et nous voulons que poussent sur nos corps des branches latérales monstrueuses qui dépassent nos tiges (les vôtres, les nôtres), pour courber le son des poèmes et des antipoèmes au-delà de l’horizon clos.


Juliana Spahr & David Buuck, Une armée d’amants, traduit de l’anglais (États-Unis) par Philippe Aigrain, éditions publie.net, 2016. Les auteurs sont des poètes californiens. Juliana Spahr a participé au mouvement Occupy Oakland.

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