POÉSIE DEBOUT https://www.poesiedebout.org Une armée de poèmes pour la Nuit Debout Tue, 25 Oct 2016 06:34:04 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.5.12 Benton – Debout on nuit – 151 Mars https://www.poesiedebout.org/2016/07/romuald-debout-on-nuit-151-mars/ Sun, 31 Jul 2016 10:57:46 +0000 https://www.poesiedebout.org/?p=1041 Continuer la lecture de Benton – Debout on nuit – 151 Mars ]]> Debout on nuit
On est debout et on déboule
on prend les quilles par les deux bouts
ils sont bateaux nous sommes la houle
la cohorte ressort de la boue
La peur devra changer de camp
aucun coup ne fera chantage
aucun coût n’évite le partage
nous ouvrirons de nombreux champs
Nous ne lançons pas un appel
nous ne revendiquons plus rien
nous posons juste un préalable
des conditions inaliénables
Toutes les pressions jadis subies
furent telles que ça craque partout
nous ne parlons pas de lubies
nous n’étions rien nous serons tout !
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J.J Ibanez – Obéis homme ! – 151 Mars https://www.poesiedebout.org/2016/07/j-j-ibanez-obeis-homme-151-mars/ Sun, 31 Jul 2016 10:45:59 +0000 https://www.poesiedebout.org/?p=1039 Continuer la lecture de J.J Ibanez – Obéis homme ! – 151 Mars ]]> Obéis homme !

Silence homme obéis à tes maîtres !
Ta conscience oublie et soumis
A leurs lois, sois toujours fourmi…
Ils fixent pour toi ta raison d’être.

Baisse la tête et tais toi, sans dents !
Entre leurs mains tu n’es qu’un esclave
Un moins que rien, une simple épave
Qu’ils contrôlent dehors et dedans.

Mais tu es fils de Dieu… Tu l’ignores ?
Non Bacchus tu n’es pas un perdant !
Retrouve la mémoire qui t’honore.

Tu es né du Haut, non pour ramper
Mais pour que ton cœur batte, aime encore.
Fils de Dieu rien ne peut te stopper !

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Julien – Aux épouvantails médiatisés – 151 Mars https://www.poesiedebout.org/2016/07/julien-aux-epouvantails-mediatises-151-mars/ Sun, 31 Jul 2016 10:41:54 +0000 https://www.poesiedebout.org/?p=1037 Continuer la lecture de Julien – Aux épouvantails médiatisés – 151 Mars ]]> Aux épouvantails médiatisés :

Lâchez-nous avec vos symboles.
Avec vos étendards, vos bannières, vos drapeaux,
Lâchez-nous.

Lâchez-nous avec vos désirs de front.
De sonner la charge, de claironner vos « bonnes raisons »,
Lâchez-nous.

Lâchez-nous avec vos mots trompeurs.
Vos réactions trop rapides, vos réflexions pleines de vides,
Lâchez-nous.

Car, avec vous, ces symboles ne sont que raccourcis.
Des marchepieds pour rêves héroïques jamais assouvis.
Mais la réalité, si tragique, est bien plus complexe,
Que de menacer à tout va et pointer son index.

Une fois les drapeaux hissés, les étendards dressés,
Que vous restera-t-il comme seul horizon ?
Symbole contre symbole, des deux garnisons,
Seule survivra celle qui tuera l’autre en premier.

Et après quoi ? Convaincus de votre puissance,
Vous regarderez les forces en présence,
Et tout ce que vous verrez sera la même réalité,
Toujours aussi pleine de complexités.

Et il ne vous restera plus qu’à trouver,
Un nouveau drapeau à hisser.

Alors, Lâchez-nous avec vos symboles.
Lâchez-nous.

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Tou Toune – Le pouvoir – 151 Mars https://www.poesiedebout.org/2016/07/tou-toune-le-pouvoir-151-mars/ Sun, 31 Jul 2016 10:38:20 +0000 https://www.poesiedebout.org/?p=1035 Continuer la lecture de Tou Toune – Le pouvoir – 151 Mars ]]> Le pouvoir

Le pouvoir est à qui?
Pour celui qui l’a.
Mais peut’il aller vers un être de lumière?
Ou éclairer le plus mauvais
en utilisant sont plus bel air?
Sur des jeunes le mal pénétrant
les plus bas instinct
d’un pouvoir de dédain
mépris d’un pays
pour simple idée de profit
Le désire inassouvi
se besoin trompeur
La balance dans une main
et le glaive pointant.
Décidant pour le peuple
mensonges qui te déshonore
Tu ne donnes pas l’exemple
tu te pares de tout l’or.
Pouvoir décadent que
tu supprimes au vent.
La sécurité proche de toi
tu penses te cacher derrière
un drapeau,un hymne,des barrières
pouvoir tu restes mais au final
tu changes toujours sous un idéal
sans soif, terne et bien banal!

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Marie – J’écris – 151Mars https://www.poesiedebout.org/2016/07/marie-jecris-151mars/ Sun, 31 Jul 2016 10:37:34 +0000 https://www.poesiedebout.org/?p=1033 J’écris
Dans la respiration du feu
Dans le vent des cigales
Dans l’absence des terres
Et des luttes
Dans les pores de la mer
Dans le saut des étoiles
Dans le murmures des encres
de mes poumons
Jusqu’au dessus des poèmes
Bouillonnants dans mon sang

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Le Paca – Sauvage illusion de l’intelligence humaine – 151 Mars https://www.poesiedebout.org/2016/07/le-paca-sauvage-illusion-de-lintelligence-humaine-151-mars/ Sun, 31 Jul 2016 10:34:24 +0000 https://www.poesiedebout.org/?p=1031 Continuer la lecture de Le Paca – Sauvage illusion de l’intelligence humaine – 151 Mars ]]> « Sauvage illusion de l’intelligence humaine! »

La noirceur, la pénombre, l’obscurité,
l’opacité, la nébulosité, l’ambiguïté,
la médiocrité, la calamité, la fatalité,
la cruauté, la brutalité, la sévérité…

…de nos maintes injustices,
ignorantes erreurs,
dérisoires misères,
folies nécessaires,
horreurs et sévices.

La noirceur, la pénombre, l’obscurité,
l’opacité, la nébulosité, l’ambiguïté,
la médiocrité, la calamité, la fatalité,
la cruauté, la brutalité, la sévérité…

…de l’égoïsme, du capitalisme, de l’appât du gain,
de l’individualisme et du jamais pour son prochain,
(celui-ci blâme autrui, celui-là déblatère sa haine)
société de consommation et de faux savoir-faire,
richesse économique, monnayable et soporifique,
finance vulgaire, désespoir, véhémente violence!

Sauvage illusion de l’intelligence humaine!

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Marc – Ta prison – 151 Mars https://www.poesiedebout.org/2016/07/marc-ta-prison-151-mars/ Sun, 31 Jul 2016 10:33:09 +0000 https://www.poesiedebout.org/?p=1029 Continuer la lecture de Marc – Ta prison – 151 Mars ]]> Ta prison

Tu es bien seul au bord de l’eau
tu chantes tes rêves dans ton couloir
le monde est gris tu es palot
et voudrais bien changer l’histoire
mettre l’amour aux environs
pourtant tu l’aimes vous êtes ensemble
mais toi au fond de ta prison
tu es un autre qui te ressemble

tu es bien seul au bord de l’eau
ainsi en toi les papillons
se sont éclos dans ton cachot
désemparés par tes rayons
tu marches sur les coquillages
métamorphoses d’un autre temps
tu es perdu même à ton âge
es-tu ce fou l’es-tu autant

tu es bien seul au bord de l’eau
le monde entier est dans ton ombre
il pose ses doigts là sur ton dos
ton regard vide peut-être sombre
tu sens l’élan pousser ton âme
volant là-haut chercher la paix
ton horizon alors s’enflamme
et puis la mer couvre tes pieds

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Gauthier – Chevauchant l’horizon – 151 Mars https://www.poesiedebout.org/2016/07/gauthier-chevauchant-lhorizon-151-mars/ Sun, 31 Jul 2016 10:28:39 +0000 https://www.poesiedebout.org/?p=1027 Continuer la lecture de Gauthier – Chevauchant l’horizon – 151 Mars ]]> Chevauchant l’horizon,
Quand le soleil se meurt dans la mer,
A l’heure où naissent les illusions,
De paradis sur d’autres terres.

Continuant ta course dans la nuit,
Là où naissent les étoiles,
N’aie de craintes dans l’infinis,
Je reconnaitrai tes voiles.

Voguant sous le même pavillon,
A terre attendrons les chaines,
Le vent ne connait les prisons,
De ceux qui vivent dans la haine.

Échouant au bout du monde,
Le bonheur dans les larmes,
Loin de la course des secondes,
Quand enfin se révèle l’âme.

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Benton – Ce soir il pleut de l’espoir – 151 Mars https://www.poesiedebout.org/2016/07/romuald-ce-soir-il-pleut-de-lespoir-151-mars/ https://www.poesiedebout.org/2016/07/romuald-ce-soir-il-pleut-de-lespoir-151-mars/#comments Sun, 31 Jul 2016 10:26:00 +0000 https://www.poesiedebout.org/?p=1025 Continuer la lecture de Benton – Ce soir il pleut de l’espoir – 151 Mars ]]> Ce soir il pleut de l’espoir.

Ce soir il pleut de l’espoir, la nuit ira nuire à d’autres que nous, nos guenilles nous iront, soupe au doigt, parfois le vent dans les branches ne nous insulte plus, les flaques de nos égos rebondissent des échos de nos bottines d’enfants qui sautillent dedans.

Ce soir il pleut de l’espoir, la pénombre nous enveloppe d’une malhabile quiétude, qui tient sur nos épaules par la poire que l’on fend, nos coudes comptent nos côtes et nous contons nos quêtes. Ce n’est pas une torpeur qui rampe entre nos pieds, les vapeurs qui émanent et remontent du sol, mordorées, hésitantes, caressent le creux des rêves.

Ce soir il pleut de l’espoir, j’en ai choppé un peu dans le creux de ma main, mais ça sèche très vite tu ne peux pas le voir, chacun tendra la sienne pour recueillir sa part, et la voir un instant qui peut paraître court, mais bien plus long qu’une vie à passer à côté.

Ce soir il pleut de l’espoir, personne n’a de parapluie et même les larmes coulent, y en a qui font pipi, mais pas tout le monde l’approuve, quand même y a une odeur qu’est pas loin du sucré, et comme une clameur proche de la mélopée.

Ce soir il pleut de l’espoir, et l’on voit refleurir des illusion perdues, comme des rêves enfouis ou des passions cachées, ça éclot ça et là, ça écope d’un écot comme un pop-corn qui saute, ça rejaillit parfois, ça maille le territoire.

Ce soir il pleut de l’espoir, lâche ton seau gros malin, ça sèche à une vitesse tu n’as même pas idée, ouvre la bouche en grand et laisse toi aspirer, le mouillé que tu sens c’est ton cœur qui renaît.

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Cécile – Eh! messieurs. – 134 Mars https://www.poesiedebout.org/2016/07/cecile-eh-messieurs-134-mars/ Thu, 14 Jul 2016 12:24:03 +0000 https://www.poesiedebout.org/?p=1013 Continuer la lecture de Cécile – Eh! messieurs. – 134 Mars ]]>

Nuit Debout les gens chantent. Nuit Debout les gens déchantent. Enchantement, désenchantement. Et demain le monde ? Et aujourd’hui le monde ? Aujourd’hui le monde est dur. Aujourd’hui ça n’a plus de sens. Aujourd’hui ils tuent. Et aujourd’hui plus d’endroit pour respirer, on bétonne, on gaz lacrymogène, et aujourd’hui les poètes sont morts et enterrés. Mais aujourd’hui ça respire, les poèmes parlent, et Nuit Debout chante et déchante dans les ténèbres. Ils ne lâcheront pas, personne ne lâchera, on veut encore vivre, on veut encore respirer, on veut encore deviser, on peut dévisser mais on devisera, on divisera. Et, messieurs, vous ne pourrez pas tout anéantir. Et, messieurs, vous ne saurez pas tout contrôler. Et, messieurs, toujours les hommes parleront, les poètes écriront. Et, messieurs, si vous ne pouvez plus respirer, allez crever ailleurs. Que vos miasmes de morts-vivants ne nous écrasent plus. Votre monde est mort, messieurs, votre monde est trop vieux et trop mort pour résister, et un jour des armées sans armes s’élèveront au milieu des larmes que vous avez laissées. Eh ! messieurs, laissez-nous respirer, on a besoin d’air. Eh ! messieurs, laissez-nous briser pour que l’air rentre enfin.

Messieurs, vous êtes déjà morts, faites place, messieurs, vous êtes trop vieux. Faites place, messieurs, on fera mieux.

Du haut de vos tours, messieurs, du haut de vos châteaux, du haut de vos miradors, nous lancerons des fleurs, nous compterons les heures, nous lâcherons les leurres. Eh ! Messieurs, on ne vous voit plus, on ne vous croit plus. Eh ! Messieurs, lâchez tout. Que puisse enfin renaître la fleur de l’homme au coeur du monde. Que puisse enfin l’homme créer au milieu du rien.

Et sur vos ruines nous ne bâtirons plus. Les empires s’écrouleront.

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