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Marc – Ton sort – 79 Mars

Ton sort

Dans le ballet du monde inquiet
tu as trouvé certains reflets
qui traduisaient de vieilles lenteurs
des intervalles jamais à l’heure
tu as relu l’itinéraire
des voies entières dites secondaires
mais elles pouvaient encore servir
te promener te divertir
leurs environs de toute beauté
en crinoline et suranné
t’ouvraient l’amour fermé en toi
il palpitait comme la joie
tu t’arrêtais quelques instants
dans une gare de figurants
tu repérais quelques nouveaux
certains bizarres mais toujours beaux
dans le ballet du monde inquiet
tu étais seul mais rassuré
tu t’inventais une autre histoire
qui bousculait comme un grand soir
un jeune guerrier poussait en toi
un homme divin criant sa foi
avec des dieux formant ton corps
tu comprenais enfin ton sort

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André – (Ecroués) – 79 Mars

Tant que l’assaut de leurs ombres, au milieu des gaz
tâchera de sang notre espace lumineux ;

tant que, blafard et monocorde, leur discours,
fera des enfants des soldats du capital ;

tant que nos vies resteront aux mains du pouvoir,
comme sous la tutelle de mauvais parents ;

tant que les parents ne verront plus leurs enfants
otages de crèches, de l’école des grands-parents,

que ces enfants grandiront dans un monde en guerre ;
quelle valeur auront toutes les histoires d’amour ?

Quelles promesses d’avenir pourrons-nous tenir
menottés au passés, face aux demains aveugles ?

Les chaînes à briser, image démodée ?
Six milliards d’écroués, sordides solitudes

qui demandent encore des autorisations,
en sortant du boulot, pour pouvoir s’épouser.

Tant que l’assaut des ombres, toute l’histoire au gaz,
voudra choisir pour nous, nous ne grandirons plus.

Et quatre petits chats écoutent un chanteur,
un éléphant s’écroule, visé par un chasseur,

les cadavres d’Alep n’auront jamais cinq ans,
j’attends en cellule la sonnerie de l’éveil.

A.O. 9 mai 2016, 5h12.

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Mathias – Nuit Debout – 79 Mars

Nuit Debout

Éveillé, Indigné
Nuit Qui dure
A la dure
Combattif et vigilante
Le débat sur le pavé
Sous le pavé, les idées
Intelligente, impertinente
Animée et politisé
Pour la lutte rassemblée
[Pacifiste débordée]
Nuit Debout
Pour criée « Liberté »
Un discourt au long court
Contre les marchands et les banquiers
Réveillé un peuple anesthésié
Occupé à consommé.
Mais parents gavé à la télé,
Où vont vos enfants ?
Au chômage, à la guerre
Infarctus ou cancer ?
Au travail et sans droit,
Si jamais l’a trouvé un emploi.
Nuit debout a hurlé
Tout cela peut-on le changé ?

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Alexia – Les regards sont glace – 78 mars

Les regards sont glace quand ils passent dans les gares
Et les gares sont vide d’âme
Les âmes sont vides d’émotions
Et les émotions de profondeur
Aigreur qui les remplace
Une froideur tenace,chaleur ensevelie
Sous un lit de fleurs fanées
Coeurs abîmées ,ensanglantée ,flamme n’existant plus
Les gens sont froids
Oh desarroi
Dans cette gare morte,aux regards vides
Et les rides se dessinent sur ces visages gris
Exister sans vivre ,existentiel question
Sous un ciel recouvrant le néant
Et les désemparés,mendiants ou marginaux sous le regard maudits de ces antipathique
Oh rage profonde ,nuage de sang ,apathique humain n’ayant que routine comme destin
Regardera tu les yeux de l’inconnu
Brûlera tu de désir ,je veux lire en toi âme desarroi
Oh cris ,oh cris de l’incompris
Oh bruit masquant le vide,bruit qui n’est qu’enfaites vacuité immense comme dans un jardin ou roses et muguet ne poussent mais pourrissent comme l’épave ,le corps délavé de sa vie
Alors terrien de paix ,détruit l’arme et le regard noir, respire, il est tant de respirer , de respirer ,de rêver,il est tant d’ouvrir ses paumes et de croquer les pommes oubliés
Pommes juteuses
Il est tant d’aimer la fleur et non de marcher dessus
De remplir les rues de folie , de danse ,de ridicule,d’absurde,oui de folie aussi grande que le soleil
De brûler encore et encore jusqu’à mourir de joie ,brûler de désir jusqu’a devenir le feu et non la glace ,de réchauffer la place de ces coeurs voulant revivre
Il est tant de pleurer,de larme de joie ,d’émoi ,de vie ,des larmes de tout ,des rires ,des rires qui font rejaillir la flamme enfouie
Car le néant n’existera plus si de tes yeux tu les remplie,si de tes mains tu fais renaître la paleur de cette page ,si tu aide ce naufragé car quand on veux on peux ,car cela te prendra du temps oui peut être
Mais tu refera naître enfin la vie ,car il est temps de revivre ,tant de crier sous le soleil
Car il est temps de séparer les haix ,de faire la paix et de faire l’Amour à la noirceur pour lui redonner le sourire

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Monde Libre – Bonjour le club des esprits debout – 78 mars

Bonjour, le club des esprits debout,

et merci, messieurs les mégapatrons!, mesdames les métanationales! ,merci de nous guider de votre superdomination. A vrai dire, nous sommes bien verts encore derrière les oreilles. Nous ne savons rien, et cherchons à tâtons, en aveugles, depuis des siècles et des millénaires…

Nous ne savons même pas quelle est la bonne question, c’est vous dire si vos gigaconvictions ont été bien reçues.
Merci de nous parler du bien vivre ensemble et de nous proposer des formules. On aime bien les langages et les codes.

Merci de vos échecs si constants et répétés, si manifestes que leur
simple évidence coûte des PIB entiers à travestir. Merci d’avoir
démontré au-delà du doute possible le malheur contenu dans votre
sagesse. Nous savons désormais massivement que ce n’est pas la bonnedirection. Nous ne vous serons jamais assez reconnaissants pour cette leçon. Merci d’être aussi lumineusement réfutables, merci d’indiquer si bien l’erreur.

Voici venu le temps d’une autre dynamique. Sacrée Roue de la Fortune! ^ ^

On avance d’un pas, on recule de deux, on saute de trois sur le côté, on revient sur de vieilles pistes, on les revisite et les traverse, on
avance, on se plante, on se relève, on apprend sur le tas, quoi. Nous
sommes une espèce cheminante, chers teramaîtres, et nous explorerons encore bien des chemins à venir.

Ce weekend, nous musiterons justement une ch’tite update à la
Constitution – nous parlons de celle à laquelle nous désirons adhérer, pas de celle que vous tenez enfermée sous cadenas et hors d’atteinte.

Encore une fois merci et à la prochaine, chers virus, nous vous
tiendrons au courant des vaccins.

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José Vala – « Debout tout’ les Nuits de la terre – 78 mars

« Debout tout’ les Nuits de la terre,
Debout le Soleil de demain
Le peuple gronde sa colère
Et en chœur lève le poing
Da la « rose », faisons table rase
Debout la Nuit, Debout, Debout !
Sortons du carcan de leurs nasses
Ils ne sont plus rien, soyons Tout !
C’est la lute intégrale
Bloquons tout et demain,
L’Internationale
Aura un lendemain… »
C’st la lutte…
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Rebecca Behar – Nous traverserons le fleuve de violence – 78 mars

Nous traverserons le fleuve de violence
Migrant de forme en forme
Mécaniques errantes ou prismes flottants
Nos jambes à l’unisson du vent

Ceux qui lacrymogent, acidulent, vitriolent
Les bravaches, les ganaches, les bombes H
Les lanceurs de boulets
Les casseurs de gueules
Les poulets
Les matraqueurs du dimanche et jours de grève
Les ceusses du régime carné
Buveurs de sang pas bleu, pas vieux
Les écrevisses en délire,
Les chacals de tous poils
Les XYY
Les truands vérolés
Les machos des tortures
Nous passerons entre
Comme les étoiles du Dragon entre les deux Ourses

Le bleu les aveugle, les rend boutonneux
Le jaune leur titille la rate, les rend goutteux
Le rouge leur fait voir rouge et les voilà coincés
Nous vendrons des pinceaux magiques
Pour vengeance hystérique
Nous pincerons des guitares enchantées
Et ils auront le cul botté

Salut au bouquet d’images
Notre soleil tourneboulé
Nous avons des yeux pleins les poches
Même qu’on leur en donnera
Quand ils seront sages
Quand ils seront morts

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Rebecca Behar – Orphelins – 78 mars

Une lune rousse
Au-dessus d’un faubourg
Vers l’esplanade de l’agir
Des mots, des slogans
D’autres et les mêmes
Une lune d’avril
Pour gamins attardés
Et les raisins verts
On fera un grand concert
Et encore une fête
Les mains comme des ailes
Dessineront des ombres
On recoudra les nuages
Jusqu’à la pluie
L’avons-nous oubliée
La lune blême
De Cora Vaucaire
Qui veillait sur les amants
Au coin d’une rue
Et le cri de ralliement
L’ancienne goualante
Crissant dans un Vinyl
N’t’en fais pas, Nicolas
Elle n’est pas morte
La commune
Elle reviendra un jour
En mai ou en avril
Ne pleure pas, Nicolas
Dans cent ans
Dans mille ans
C’est sûr qu’elle reviendra

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Julien Brauge – Un peu – 78 mars

REFRAIN

Un peu de douceur
Dans ce monde de sauvage
Juste un bouquet de fleurs
Un sourire au visage

Un peu de bonheur
Dans ce monde noyé de larmes
Il faut ouvrir son cœur
Pour rallumer la flamme

Un peu de courage
Dans ce monde difficile
Savoir tourner la page
Des souv’nir qu’on empile

Un peu de pardon
Dans ce monde de représailles
Et que nos discussions
Permette des retrouvailles

Un peu de tendresse
Dans ce monde de violence
Et quand les murs se dressent
Percés d’intelligence

Un peu de couleur
Dans un monde en noir et blanc
Où l’on vit et demeure
Tant qu’il est encore temps

REFRAIN

Un peu de rencontre
Dans ce monde d’indifférence
Peser le pour le contre
Garder une part de chance

Un peu de chacun
Dans ce monde où la différence
Donne à l’une et à l’un
Son unique pas de danse

Un peu de chanson
Pour rassembler tous les êtres
Les mots sont une passion
Qu’ils disent que peut­-être

Nous tous on s’aim’ra
Disons nous au fond des yeux
L’amour qu’on a en soi
Peut rendre les hommes heureux

REFRAIN

Un peu de révolte
Dans ce monde à l’abandon
Semer pour qu’on récolte
Nos idées d’rebellion

Penser aux familles
Qui sont loin de vous, de nous
On sait les yeux qui brillent
Et les larmes sur les joues

Un peu de partage
Dans ce monde plein d’égoïstes
Tends les mains au naufrage
Rêve d’un monde humaniste

Juste un peu de rêve
Dans un monde sous les verrous
Ou tu marches ou tu crèves
Reste a jamais debout

REFRAIN

Un peu de patience
Dans ce monde où tout va vite
Le temps passe et l’on pense
Pas qu’un jour on se quitte

Un peu dans nos cœurs
L’espoir dans notre histoire
Prendre de la hauteur
Se voir dans le miroir

Un peu sur la terre
L’amour qu’on se fasse la paix
Il rest’ra nos lumières
Éclairées à jamais

Soyez tous des frères
Et n’ayez pas de regrets
Le plus beau reste à faire
Reste à trouver la clef

REFRAIN

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Naïma Henni et Abia Dasein – DU HAUT de NUIT DEBOUT – 78 mars

Pour tous ceux qui vivent
Le jour à genoux
Pour ceux qui survivent
Traités de voyous

L es galériens sans dents
Sommés de soutenir
Par ses hauts commandants
Les dettes à venir

Pour ceux qui  condamnés
Par lois capitalistes
Télé-réalités
Et qui pourtant résistent

Asphyxiés dans la boue
Assommés, asservis
Ceux qui tendent la joue
Aux gifles du mépris

Qui n’ont plus les forces
la bravoure ou le choix
De défendre ,féroces
Le crédit de leur droit

Pour tous ceux qu’on achève
Sur le fil d’un rasoir
Qui  saigne et tue leur rêve
Qui dépèce l’ Espoir

Condamnés au carcan
Jouets de la finance
Victimes des trafiquants
Morts dans l’indifférence

En France Nuit Debout
Tu graves dans le marbre
Chaque nom de hibou
Qui nous gaze et nous sabre

Un rêve : Nuit Debout
Pour toi, pour moi en France
Un espoir : Nuit Debout
C’est nos voix :Résistance !

Pour tous ceux qui vivent
Le jour à genoux
Et ceux qui survivent
Sous le pied des filous

Nuit debout : Résistance!

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Pascal – Pleure pas – 75 Mars

Ne pleure pas fillette
ne pleure pas jeune femme
ne pleure pas madame
ne pleure pas monsieur
elle est morte de pauvreté
elle est morte de dépendance
elle est morte de solitude
elle est morte d’avoir bossé
elle est morte d’avoir aimé
elle est morte d’avoir pleuré.
C’était une droguée, une alcoolique
c’était ton enfant que tu n’as pas su sauver
c’était ton amour que tu n’as pas su trouver
c’était ton travail que tu voulais garder
c’était une prostituée qui t’a fait plaisir
c’était ton employé que tu as accablé
c’était ton voisin dont tu te méfiais
c’était ton argent que tu voulais garder
c’était ton héros qui te définissait.
Ne pleure pas jeunette
ne pleure pas jeunot
ne pleure pas esclave
ne pleure pas amante
ne pleure pas employé
les larmes sont sacrées
les pleurs c’est de l’argent
les pleurs ça leur fait peur
ne pleure jamais
et meurs.

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Tou Toune – Félicitez vous ! – 75 Mars

Félicitez vous!

Nous allons défendre nos acquis!
voulons nous un retrait?
atteindre l’équité qui unit,
la vrai vie équilibré,
félicité par nous même
mais pas obtenu sans peine
pas un jour sans lutter
de pouvoir nous congratuler
cette idée est possible
manière et actes indivisible
vous accéderez à notre requête
comprenez son annulation claire et net!

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Marc – (Le soleil couchant) – 75 Mars

Le soleil couchant
Dans le grand parc de nuit
s’ouvrent les nymphéas
les mots sortis des fleurs
s’envolent dans le vent
les iris regroupés aiment entendre les rêves
alors l’épouvantail rebrousse son chemin
les jeunes dans les allées ont trouvé la réponse
à la question du flou qui courait là devant
l’étang s’était calmé
il faisait une pose
et le soleil couchant
s’endormait dans leurs mains

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Cathy – (Ils causent) – 75 Mars

Cravatés
astiqués
poudrés
ils causent causent
articulent
sans jamais s’égarer
pas de fausses notes
chacun s’applique
a rester bien droit
digne
réspectable
impécable
Sur la table
un cadavre persillé
vidé arrosé d’une sauce
bien grasse
attend d’être broyé
par toutes ces dents
bien blanches
Sous la table
quelques esclaves
mangent des miettes
tombées par hasard……………
cathy

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Yan – 49-3 in their ass! – 75 mars

Combien dans la nasse, taudis dégueulasses,
le froid les angoisses, attendent que ça passe ?
Combien dans la masse, des trous dans les godasses,
les mains, des crevasses, qui triment et qu’en trépassent?

Combien dans l’impasse, trainant leur carcasse,
soupe à la grimace, quotidien sans trace ?
Combien qu’on cadenasse, entrainés par l’audace
de cette urgence crasse, quand la justice passe ?

Pour que dans des palaces, châteaux et belles places,
enguirlandées de liasses, sous les flash et le strass,
tranquilles se prélassent, sans ombre ni menace,
en d’odieuses grimaces, les possédants en place,

gardés par des bidasses, des armoires à glace,
des prolos dégueulasses, maniant trique ou famas,
dans la lutte de classe, le grand jeu de la chasse,
que mènent sans disgrâce, ces élites rapaces.

Il faudra qu’ils s’effacent, ces prolos dégueulasses
ou qu’avec nous ils cassent, autre chose que nos faces
car il faut qu’on débarasse, de manière efficace
il faut que l’on fracasse, ce système en place,

il faut qu’on débarasse, de manière efficace
il faut que l’on fracasse, leur système en place,
et qu’enfin ils se cassent, ces gouvernants en place,
et qu’enfin ils s’effacent, y’a pas de pile ou face !

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Alex – La lutte bisounours – 74 mars

Oui j’ai des yeux de Bisounours
L’agressivité ne me sied point
J’aime quand les paroles sont douces
Même pour dénoncer la politique mal-en-point

Même si tu cris, même si tu pleures
Prends le meilleur de tes erreurs

La vie en rose n’est pas maudite
Ce n’est pas un signe de faiblesse ou encore une niaiserie
C’est ta vraie nature que tu évites
Parce que qu’en tu étais petit on te l’a interdit

Alors lèves-toi petit nounours
Avec ton coeur arc-en-ciel
Oui je sais tu en as marre des coups en douces
Et on veux tous péter la gueule aux industriels

Mais moi aussi petit nounours
J’ai la rage et j’en peux plus
Je veux gueuler et stopper la course
De ces pirates qui s’enrichissent et qui nous tuent

Mais nous sommes plus forts nous les nounours
Parce qu’on a du coeur à revendre
Pas besoin d’argent pour lutter en douce
Et démenteler le circuit des fromages de Hollande

Et si notre force était cachée
Dans des moyens coquins et discrets
Pour hacker l’Élysée à pas de loups
Et détronner le siège pour Nuit Debout

La bande des nounours à l’Assemblée
Toujours près à s’entre-aider

Parce que même si il est en colère
Un coeur de nounours sait toujours y faire

Parce que l’intelligence que le coeur possède
La tête ne peut pas la comprendre
Son langage est fait de lois qui aident
Tous les autres coeurs à l’entendre

Alors ne jugeons point la lutte des oursons mignons
Car au fond nous en sommes tous un
Allons tous plonger dans les recoins les plus niaiseux que nous ayons
Pour nous retrouver dans notre lien commun

Ainsi nous serons sans faille
Devant des soi-disant citoyens
Qui se cachent, ont peur dans leur pagaille
Sont fatigués et ont oublié comment faire pour être humain

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Paul Gourdon – Il est des poèmes – 74 mars

Il est des poèmes
Comme des caisses à résonance
Qui vibrent les mots sur nos torses
Et ces mots nus
Alignés
Verticaux
Sont la liste des courses qui nous restent à souffler
J’ai déjà dit Paris
Jamais écrit
Comme si je devais parler de la main qui tremble le texte
Je n’ai jamais dit Paris
Dans un poème
Ou alors c’est tombé par hasard
Ce qui est important est toujours en dehors
De la poésie
Ou au centre
Plutôt
Je n’ai jamais dit Paris
Pour mieux tourner autour
Et y poser mes pattes
Petite pieuvre d’amour
D’autres mots doivent être écartés
Comme soleil ou ténèbres
Habitudes d’un autre temps
Comme coeur ou comme veine
La chance
Et le ciel
Et Nuit surtout
Paris des yeux
Aux alcools du matin
Révolvérons ces mots
Et Liberté
C’est pénible dans un poème
À dos de ticket de caisse
De marquer liberté
Et toi, lui, elle
Ou Paris à contrecourant
Lumière et ville
Aussi
On peut s’en passer
Mort
Trop attendue
À virer aussi
Avec les saisons
L’Automne oblique
Et tous les paysages
Qui se posent en ordre
Le long de la page
Et puis le mot en F
On a dit France
Ou Froid
Ou danse
Il faut révoquer Solitude
Solitude
Toute seule
Pour la laisser dans la foule
Et ville-lumière
Mais on se répète
Paris-Nuage
Orage ou muette
Bougie encore
Ou tout ce qui brûle
Même le givre
Poème ou brume
Encore que nuit pose plus de problèmes
Avec amour
Qui sonne si fuite
Révolvérons ces mots
Silence
Réamochons ces mots
Mer ou fleuve
Et ce qui coule pour noyer peine
Ou carnage
Répétons ces choses
Non
Répétons les vieux gestes
Lignes
Courbes
Rayons
À plonger dans la terre
Parole ensablée
Ou femmes assoupies
Ou Paris
L’alarme à l’oeil
Au chant des sirènes
Et larmes
Et larmes
Et larmes
Larmes
Et si notre peine est capitale
Faisons le pari
Qu’elle gagnera nos corps tout entiers
Circulant, plein verre
Comme la joie et la révolte
Dans un jour pâle mais chair.
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Alex – Lettre d’amour aux CRS – 74 mars

Douce violence mon CRS
Détends tes coups de paresse
Mélanges ton coeur dans ta colère
Et joues du poing d’une belle manière

Prends tes jambes à mon cou
Et vises ta chute en plein dans le mille
Que je frissonne de ton courroux
Que tu t’abandonnes à ma douce pile

Soyons en fête mon compagnon républicain de sécurité
Que nos corps soient en fête
Que de ton jet tu me fasses pleurer

Tous deux enivrés de cris en tête

Dansons mon cavalier
La foule notre océan
La rage notre nectar
Le flot des vagues d’émotions
Nageons dans ce désert
Et créons la volupté

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