Archives pour l'étiquette #NuitDebout

Florian – La nuit se lève – 92 Mars

Ouvrir,
s’ouvrir à l’incertain,
étreindre l’inconnu,
comme une vie florissante
page vierge en pleine rue.
Chaque pas, mesurer
l’infinie certitude,
celle de l’être qui dors,
celle du bébé qui joue.

Être comme on respire :
je suis, donc je suis.
Verticale,
horizontal,
vieux, jeune, grosse, émacié,
ample comme une ovale
souple comme un frisson
mobile permanence
pâle comme l’eau du lac.
D’où vient le bleu….
du souffle du ciel?
de l’âme de l’eau?
Qui donc observe ces couleurs…
notre œil est-il colorant?
Nos bouches émettrice,
sont elles une matrice ?
Mon nez est il un récepteur?
Est-il le Créateur?
J’abdique de mes passions,
j’éradique mes abandons,
je questionne l’abcès qui sonne à travers nous:
mettons l’essence dessus, dessous,
dedans dehors, tout est tout !
Je meurs d’être au monde

je ne vide rien.

Je suis la valse des pendus,
ma nuque est raide,
mon corps reclus,
la catharsis n’ira pas loin:
le remède est dans mon sein.
Comment faire…

Quoi dire…
Que questionner quand tout est simple?
Que mettre en cause quand tout est perdu?
Que devenir quand on est ?

Le mois de mars se prolonge
à l’infini
comme dans un songe.

La pluie n’interrompt pas la fête,
elle offre un festin pour la tête
qui mange, sympathique ogresse,
et comme sa panse caresse
les rêves de ces chers bambins
qui la troublent de leur éveil.

La vie suit son flot,
la rivière quitte son lit,
la nuit se lève.


Florian Baron
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AbSilence – Mal Luné – 92 Mars

Mal Luné

Au clair de la lune,
Il y a des gens qui dorment,
Je n’ai pas la plume,
Pour changer la norme.
Ma chandelle est morte,
Je n’ai plus la flamme.
Ouvre moi ta porte,
Pour un petit slam.

Au clair de la lune,
Des gens errent,
Des gens boivent,
Des gens meurent,
Des gens prient,
Des gens pleurent,
Des gens crient.
Des gens se sentent tout petits…
Pendant que d’autres dorment,
Dans la chaleur de leurs nuits.

J’ai demandé à la lune,
Pourquoi t’as rien dit ?
Elle répondit incrédule,
Qu’on ne voit rien la nuit.
Demande au soleil,
M’a-t-elle suggéré,
Voir ce qu’il voit lui,
Sans obscurité.

Je l’ai laissé entrer,
Cette étoile mal lunée,
Son regard éclairé,
Pourquoi n’a-t-il rien dit ?
Il m’a dit de me taire,
Qu’il fait ce qu’il peut,
Qu’il apporte la lumière,
Mais qu’en fait c’est pas mieux.

Car au clair du soleil,
Des gens errent,
Des gens boivent,
Des gens meurent,
Des gens prient,
Des gens pleurent,
Des gens crient.
Des gens se sentent tout petits…
Pendant que d’autres dorment,
Dans la chaleur de leurs vies.

Au clair de la lune,
Il y a des insomnies,
Je n’ai pas les plumes,
Pour leur faire un lit.
Ma chandelle est morte,
Je n’ai plus la flamme.
Ouvre leur ta porte,
Laisse entrer ces âmes.

Fallait qu’ils se rencontrent,
La lune et le soleil,
Qu’ils cessent de s’allumer,
Et tendent un peu l’oreille,
La paresse ajournée,
Dessinent une armistice,
Pour les laissé pour compte,
Le temps d’une éclipse.

A l’ombre du soleil,
A l’ombre de la lune,
Des gens flânent,
Des gens naissent,
Des gens rient,
Des gens baisent,
Des gens tombent amoureux,
Parfois les deux,

Des gens boivent, chantent et dansent…
Pendant que d’autres aussi,
Unis… dans l’absilence.

AbSilence

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Pascal – (L’écologie) – 92 Mars

L’écologie
revenir à l’essentiel
la terre, la propriété de sa demeure
un champ pour cultiver
de la solidarité communautaire locale
mais garder un œil ouvert sur
le monde et ses progrés
le monde et ses injustices
sur les boites à sardines des villes
propager le retour sur terre
propager l’espace vital
propager l’amour et l’errance
puisque la propriété n’est qu’un boulet
si on y est enchaîné.

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Marc – En cet instant – 92 Mars

En cet instant

Le ruissellement de l’aurore

est engageant

il s’ouvre sur les nymphéas

de l’espérance

les pendules de ton cœur tournent les fleurs

la salle verte est accueillante vers le destin

et ta maison dans cet été est chargée d’âme

les toiles du soir courent sur le chemin vers le pont rouge

sur ta palette vole la vie

de l’arc-en-ciel

tu t’es assis vers tes rosiers

en cet instant

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Paolo – Un modo di dire la vita apriti luce stellare – 92 Mars

Un modo di dire la vita apriti luce stellare___________#

urla. in faccia al muro le tue ceneri verranno sparse
la faccia al muro quadrati alti grigi tutti uguali
i muri color grigio chi è stato ad umiliarci a coprirci di fango
qualcuno nei suoi sandali ribaltati per aria.

un campo di fiori.Marvin Gaye lancia un bicchiere contro il mondo
un verde oblivio… non credere alle cose che vedi cosa improbabile terra comune ricordati Hendrix suonava cose in cui credeva
nella sua dolcezza, l’anima bestemmia da schifo
i muri tirati su da sottomessi in un presente che si muove
un futuro che va dentro un libro più di una immagine non deve morire, deve vivere
nella culla infinita delle sue pagine.

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Marc – Dans Les Faubourgs – 92 Mars

Dans les faubourgs

Les cicatrices des horizons
sont refermées sur les pardons
le temps des pleurs et repentirs
ne sera plus que souvenirs
de loin en loin dans les faubourgs
s’entonne la chanson d’amour
les oiseaux portent à tire d’ailes
les cris de l’excellente nouvelle

la plaie béante s’est refermée
sur le sillon de notre passé
chacun pourra créer son art
les animaux auront l’espoir
les cages pour tous seront fermées
et les ghettos seront brisés
la peur du temps sera finie
mémoires d’enfants au paradis

les cicatrices des horizons
sont recousues dans les vallons
nous attendions ce jour béni
où l’esclavage serait banni
attendre la vie à chaque mois
en y perdant son pauvre soi
et nous pouvons marcher en paix
sur le chemin de liberté

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AbSilence – Les Clowns – 90 Mars

Les Clowns

Jetés en pâture à la moquerie populaire,
Sont ceux qui prêchent le renouveau.
Populistes, complotistes, réfractaires,
Dit on des anti mégalos.

Populiste, bien nous sied,
Dans sa version non libérale,
Qu’à coup d’-ismes vous tentez,
De rendre peu recommandable.

Complotiste, ben voyons,
Au lieu d’envoyer en l’air,
Vos insinuations,
Prouvez nous donc le contraire.

C’est bien plus complexe que cela,
Ressassez-vous sans cesse,
Personnellement j’entends là,
Simplicité… et paresse.

Est-ce donc trop ardu?
De dé-complexifier?
N’avez-vous pas entendu?
Ça a pourtant commencé.

C’est certain sans Grèce,
Point d’opposition.
Quand certains s’engraissent,
Sans opposition.

Nous faire passer pour des clowns?
Si vous le dites, soit…
Les rigolos des cartoons?
Non, la version Ça.

Un drôle de bataillon,
De nez rouges, de pierrots.
Que fera le camion,
Face à tant de motos ?

Qui sont les faire-valoir,
Des faiblesses intérieures ?
Quid de l’effet miroir,
Et de l’œil extérieur.

Car rire et surprise,
Sont intrinsèquement liés,
Quand le fou ironise,
Une vie millimétrée.

En amont du progrès,
De ce qui est à faire,
Ne faut-il pas montrer,
L’absurde dans l’ordinaire ?

Mater votre reflet,
Essayez donc pour voir !
Vous vous essoufflerez,
Complètement hilare.

Vous vous pisserez dessus,
Vous aurez la tremblote,
Zygomatiques tendus,
Et abdos en compote.

Rentrez-vous bien dans le crâne,
Que la raison à ses chimères,
La politique ses arcanes,
Et le peuple… son Joker.

AbSilence (Juin 2015)

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Tou Toune – J’irai plus – 90 Mars

J’irai plus…

devant ta boite à colère
déposer ma propre misère
sur un bout de papier pour l’élu
et voir les promesses non tenu

ni responsable, ni complice , ni coupable
je te laisse et te regarde minable
qui que tu sois tu sera le même
tu nous laisses le visage blême

du cafard que tu es
ou le cauchemar que j’en fais
l’avenir reste d’une couleur terne
d’ailleurs le drapeau est souvent en berne

misère de misère mais bon sang
tu vas nous foutre la paix
plus que jamais battant
j’obtiendrai mon équité!

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Ben – Poème de droite – 90 Mars

Toi le CGTiste

Toi le syndicaliste aux yeux de feu

le couteau entre les dents

mains calleuses

genoux cagneux

tu braves tempêtes et vents

pour nous faire chier

tout bloquer

la cantoche des marmots

RER et métros

raffineries de pétrole

(elles prennent cher nos guiboles)

vivement Sarkosy

ras le bol de la chienlit

des syndicats chancre-mou

Relèves-toi Krazuki !

ils sont devenus fous…

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Marc – Les infinis – 90 Mars

Les infinis

Tu cours dans les étoiles

en y cherchant l’amour

l’amour derrière chaque être

qui est sur ton chemin

l’enfant et sa marelle sur la rue des espaces

et qui garde ses rêves dans le fond de sa vie

la femme sur le trottoir dans les immensités

pour se payer sa poudre qui maquille l’univers

quand la fleur te regarde

et qu’elle y voit ton âme

cette âme que tu partages

avec les infinis

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Marc – Ne plus avoir peur – 87 Mars

Ne plus avoir peur

Par la fenêtre volent

des fleurs par bouquets

elles chantent des chansons

aux rêves insolites

des bouquets pour les tombes des sociétés barbares

où nos vies enfermées criaient à l’agonie

où les marchés tuaient les humains déchirés

où nous avions tous peur du lendemain qui tue

les bouquets ont changé

la lumière de nos jours

gardons-les dans nos bras

pour ne plus avoir peur

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Nicolas – Le sang froid – 83 Mars

Le sang froid

 Tourne pour plaire,
 Manège de l'illusion.
 "Ici c'est l'enfer"
 Pas de plus belle situation.

 Tourne, joues ta partition,
 Mécanique bien huilée
 Imitant le son d'une passion
 Que tu n'as jamais gouté.

 Fais rêver,
 C'est le jeu.
 L'attraction, c'est eux
 Qui l'ont imaginé.

 Accomplis ta destinée,
 Chapeau ancien.
 Ce soir tu vas dominer,
 Du haut d'une pique de Païen.


 PW
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Tadj – Le Grand Voyage – 83 Mars

Le Grand Voyage.

Oh temps ! Tu es ce que tu es ?
Doux ou dur comme ça tu me plais.
Ta dureté opprime par douleur.
Dans le bien on jouit en douceur.
***
Malgré nous, tu nous dé guides.
Pousses vers le destin qui attend.
Dans un rythme lent parfois rapide.
Nuit passagère, jour nonchalant.
***
Tu ramènes le mal vers le mal.
Le bien vers le meilleur promis.
Ta loyauté est impériale.
Oh Grand Dieu tout puissant, merci.
***
On vient. On est jeune. On vieillit.
L’une de deux routes est empruntée :
Eden , partout bonheur jaillit .
Enfer, ou joie n’ose s’imprégner.
***
Dieu ! Le créateur et seigneur,
Merci pour le pire ou meilleur.
Puisque la mort nous attend tous,
Faut-il attendre celle qui est douce ?
***
Jadis bien à travers le temps,
Quand chacun avait tant d’amis.
Riches ou pauvres étaient tous contents.
Petits, grands étaient tous ravis.
***
Y’avait un homme si solitaire,
Avec copains n’était amer.
Bourgeon, quand il perdit son père,
Et puis jeune, quand s’en alla sa mère.
***
Gardait une expression au front :
C’est ne rien de cette vie attendre.
Les troubles rendaient son cœur plus grand.
Un cœur ou chaque ennui doit fondre.
***
Ne voulant vivre qu’avec sagesse.
Mais le chemin était fort dur.
En chassant toute forme de faiblesse,
Devint de jour en jour plus sur.
***
Eut un penchant pour la beauté,
Et pour la finesse s’acharnait,
Négligeant toutes ses volontés,
Alors le monde pour lui renaît.
***
Arrivant au bout du chemin,
Eut une vraie image de l’existence :
C’est ne jamais juger quelqu’un
Par ce qu’il croit ou ce qu’il pense.

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Abia – Que la nuit perdure – 83 Mars

– Que la nuit perdure –

Entre chien et loup
Le vent miaule son secret
À celui qui se tient debout
Appel à l’insurrection sacrée
Crucifixion du peuple qui se lève
L’essence de l’homme s’incorpore
Dans sa liberté qu’on achève
Distendre la nuit, repousser l’aurore
Les ombres opprimées se dressent
Refusant d’ajourner l’espérance
L’obscurité soude les détresses
Et allume des constellations de consciences

Auteure: Abia Dasein

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Frédéric THIBAULT – Les nuits debout – 83 Mars

LES NUITS DEBOUT

 

Est-ce la douceur vespérale,

Cet air léger qui nous ravit

Qui remplit ainsi les parvis,

Ou bien la grève générale ?

 

Nous passerons la nuit debout

 

Ce soir où Mars est éternel,

Et nous agiterons les mains

Pour inventer nos lendemains

Dans un grand élan fraternel.

 

Nous passerons des nuits debout

 

S’il nous faut refaire le monde,

Contre parole dévoyée

Nos cent paroles libérées

Du moins feront la nuit féconde.

 

Nous passerons nos nuits debout

 

Contre la geôle et la matraque,

Sur les pavés le sang versé,

Et pour ne jamais oublier

De Zyed et Bouna la traque.

 

Nous passerons nos nuits debout

 

A ne plus jamais obéir

Comme la bête sous le joug

Courbant l’échine sous les coups,

Que vivre ne soit plus souffrir !

 

Et nous serons la nuit, debout,

 

Debout comme des femmes fières

Contre les murs froids des cités,

Qu’un vent nouveau de liberté

Brise les liens de la misère.

 

Nous passerons les nuits debout.

 

Qui que tu sois, d’où que tu viennes,

Si ta vérité c’est l’humain

Reste avec nous d’ici demain

Et pose ta main dans la mienne :

 

Nous passerons la nuit debout,

 

Nous résisterons au sommeil

Jusqu’à l’heure où, dans les frimas,

Devant tes yeux l’aube ouvrira

Pour nous la porte du soleil.

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