Archives pour l'étiquette #NuitDeboutPartout

André – Je suis un campagnard debout – 68 Mars

Je suis un campagnard debout

Ces talus s’étendaient
ronces à mûres et scarabées
bleuets oeillets du poète
orties chien-dent t’aimes le beurre
sous le menton la fleur
boutons d’or reine-marguerite
puant la mort mais alors
je t’aimais quand même un peu
jusqu’à la mort beaucoup passion-
-nément quand sur l’écorce je
gravais tes initiales les champignons
à nos pieds ne tentaient même
pas l’évasion

Depuis Sarko le dit avec raison
les agriculteurs sont des entrepreneurs
et ce sont nos chemins
ces endroits où nous avons fait
l’amour sous pesticides
qu’ils labourent…

Où sont les herbes et les plantes
parfumant l’air où sont les fleurs

Devant un mur sans ronces ni mûres
est-ce qu’on s’enfonce et qui hurle

mon pavé n’est qu’un caillou

A.O.

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Marc – Avec tous tes amis – 68 Mars

Avec tous tes amis

Au bout des rails rejoints
des années qui s’envolent
tu as trouvé les mots
qui manquaient à ta vie
entre les herbes folles
qui retrouvent ta mémoire
les reflets du passé
retiennent ton présent

ton présent est empli
de ces incertitudes
qui freinent un peu l’amour
que tu donnes à la ronde
il faut le partager
pendant la nuit entière
avec tous tes amis
qui entourent tes espoirs

tes espoirs sont au bout
des rails qui se rejoignent
la poésie debout
t’entraîne dans tes rêves
reflétant cet instant
qui brille de vivre en paix
et nous te rejoignons
au bout des rails rouillés

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Tou Toune – Restons optimiste! – 68 Mars

Restons optimiste!

Si le futur progresse un jour ou plus…
pourrons nous faire de l’humain un terrien?
Vivant en harmonie avec son monde,
en détrônant sa nature propre?
J’espère un jour que cette question sera résolu!
Elle ne peut pourtant pas rester dans un coin!
Nous sommes pourtant capable de grande prouesse
malheureusement dévoué aussi à de grande bassesse.
Ferons nous de notre espèce un humain?
Ou resterons nous de grand singe pensant?
Désirant le pouvoir pour enclaver,enchaînant,
bâillonner les différents et briser les mains.
Rétrécir l’esprit à la frontière d’un pays.
Rapetisser l’humain au désir de richesse.
Élever le plus avide au point qu’on le maudit.
Ré-hausser le moins brillant pour sa faiblesse.
Ce système nous abaisse depuis trop longtemps.
Croyiez-vous au plus honorable?
Car il faut bien admettre et c’est navrant,
que le souverain est trop souvent coupable!

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Jérôme – (c’est le matin) – 68 Mars

C’est le matin,
Et, encore, les rêves s’entrechoquent,
Parfois ils ricanent, ou s’envolent,
Doucement ils nous évoquent,
Ce qui de plus doux nous sort du sol,

C’est le matin,
Alors, je dois redémarrer,
Sans cesse sans vaciller,
A l’aune d’un nouveau jour,
L’espoir renaît toujours,

C’est le matin,
Et dans le vacarme de la ville,
Au moins les oiseaux chantent,
Eux n’ont pas d’intentions viles,
Leurs mélodies de vie sont abondante,

C’est le matin,
Et le spectacle de la nature,
Comme un soleil qui se lève,
A vraiment une fière allure,
Ce qui donne un vrai leitmotive,

C’est le matin,
Et j’affronte le quotidien,
Ce rythme frénétique,
Souvent à un point critique,
Me ramène au quotidien,

C’est le matin,
Je range mes rêves au placard,
En espérant les retrouvés tôt ou tard,
J’ai les clefs toujours sur moi,
Alors je ne fonds pas en émoi,

Oh c’est déjà le soir,
Et je n’ai eu de cesse,
De ressasser mes envies,
Comme tenues en laisse,
Par mes désirs inassouvis,

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Lylo – Fée Rence et Versité – 67 Mars

Fée Rence et Versité

Dis, Fée Rence, te rappelles-tu d’la richesse des rencontres dans la rue
Lorsque l’âme singulière de deux inconnus,
Se lit sous leurs paupières
Ils se prient en silence de ne pas se laisser devenir pierre.

Un pas, leurs pensées se mêlent
Complémentaires, ils trouvent leur direction
Plus de gris, adieu l’ennui
Elle préfère Gainsbourg et lui Gandhi
Il préfère le jour, elle la nuit
Ensemble, ils n’ont qu’une seule envie
Lutter contre le pas mécanique des passants
Contre le mépris et tous ces médisants

Où as-tu mis ta baguette ?
Les schémas se répètent à la chaîne
Tous ces divertissements
Pas un d’intéressant
Le moule formate sans répit
Ne vois-tu pas tous ces êtres qu’il détruit ?
La confiance a disparue
La méfiance court les rues
La peur hante les filles, elles n’osent même plus sortir seule la nuit.

Indi, fait rentrer les enfants
Elle cloître leurs désirs, pour qu’ils ne deviennent jamais grands
Elle emplie leurs têtes de besoins
Le feu de l’illusion, placé entre leurs mains,
Mais que deviendront-ils demain ?

Dis, Versité, pourquoi ne lies-tu plus d’amitié ?
Cet inconnu que tu appelles étranger, pourquoi le vois-tu comme un danger ?
Nous avons tant à partager, tant à accomplir, tant d’êtres à aimer.

Fée Rence et Versité, reveillez-vous !
Le soleil doit briller en chacun de nous
Luttez contre le pessimisme qui gangrène nos corps.
Nos esprits doivent penser, l’or de la liberté, des plaisirs simples et de la légèreté.
Mon espoir n’est pas mort,
Et mon cœur chante encore :

Un pas, leurs pensées se mêlent
Complémentaires, ils poursuivent leur direction
Plus de doute, adieu l’oubli
Ils préfèrent la vérité à l’ignorance
La fraternité à l’indifférence
Ensemble ils luttent contre le pas mécanique des passants
Bientôt, ils seront tous vivants.

Lylo

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Bernard – Nuit Debout – 67 Mars

NUIT DEBOUT

la nuit debout
pour s’asseoir sur tous les dogmes
pour coucher des idées improbables
sur le papier bitumeux

la nuit debout
pour creuser des rêves indécents
dans les terres imaginaires
de notre liberté de conscience

la nuit debout
pour tordre le cou aux idées reçues
pour refuser de se plier aux exigences
de la finance

la nuit debout
pour nager dans les eaux profondes
de nos desseins
pour dessiner les contours
d’une carte sans frontières

la nuit debout
sans jamais mettre un genou à terre

la nuit debout
pour écouter les silences

la nuit debout
pour savourer les étoiles filantes

la nuit debout
de bout en bout de la place de la République

la République des idées citoyennes

Bernard B

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Jérôme – (L’éveil) – 66 Mars

Un mouvement prend forme,
Pour bien plus qu’une réforme,
Contemplez l’éveil citoyen,
Notre seul arme, seul moyen,

Notre conscience collective,
Sur les places prend vie,
Ça y est la locomotive,
Est en route à mon avis,

Rien ne l’arrêtera,
Personne n’aura le dernier mot,
Surtout pas les médias,
Les libertés d’expressions ne sont pas des maux,

Elles ne sont pas vaines,
Puisqu’elles font émergé,
Une démocratie jusque dans nos veines,
Rêvons et créons une nouvelle réalité,

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Guitti – Au soleil de nos nuits – 66 Mars

Au soleil de nos nuits

 

Il faut gouter l’éclair lucide dans la nuit

qui décrète de son évidence arrogante

la fin des jours passés, en relief à huis clos,

à t’attendre luire – comme il est bon d’y croquer !

 

On ne s’effraie plus sous le soleil de la nuit.

Certains s’y reconnaissent, dans l’ombre ramassée

qui court aux pieds du bon ordre mal réveillé.

Et sa peur éclatante fait germer des « nous » !

 

Gare à ne pas trop te regarder chère nuit.

Il s’en trouve plus d’un à ne pas sourciller

si ne vibre la symphonie d’un horizon.

 

Il faudra batailler au fin fond de la nuit,

dresser les étendards prêts à se reconnaître

et certains qu’à la fin, c’est nous qu’on va gagner !

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Dimo – Dans la rue – 66 Mars

La jeunesse est dans la rue
et la rue l’entraîne
elle passe devant l’amour
mais l’amour a des yeux de verre
c’est un miroir
et la rue l’emmène
elle ne s’arrête pas

elle passe devant la beauté
et son sourire énigmatique
elle presse le pas
elle passe devant les banques
et le feu prend
et les banques rient
et le rire rebondit sur les façades
elle passe devant les télés
tout est collant collé attirant
l’image est partout
ton image, tu montes ?
elle passe devant l’argent
et l’argent s’envole
on dirait une floppée de corbeaux
elle passe devant le pouvoir
ce sont les mêmes oiseaux
ils se posent et redécollent
elle passe devant l’Assemblée
derrière les bancs il n’y a personne
elle passe devant l’Elysée
un chien jaune les regarde défiler
le perron est vide il n’y a personne
elle passe devant les flics
et les flics les cognent
la rue prend son dû
mais la rue les emporte
plus loin

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Alex – Première Nuit – 66 Mars

PREMIÈRE NUIT

Sortir de la boucle
Aller au-delà du commun
Communier de boussole en boussole

Pour prendre le présent à deux mains

Faire de soi le son
Qui lit de bout en bout
Le coeur de mon cerveau
À la voix de ton esprit

Un voile souple et fin
Qui se délit et se volute
Aux caresses d’un vent chaud
Dansant dans un désert
Et faisant vivre le statique
De ses vagues d’or épicées

L’invisible préssenti
Devant soi en silence.
Une voix silencieuse émise de loin.

Ce lointain, si proche en rêve
Où je me trouve sans y penser

Où la porte est ouverte
Subtile fragrance de jardin secret.

La viole de gambe émet son effet
Pour venir englober le doux parfum
Si puissant de fébrilité.

Les claquements d’étincelles
Se glissent en serpentin
Se distordent d’envers à l’endroit

Où les rêves se mangent et nourissent la nuit
Pour qu’enfin je me lève debout et rejoigne le cortège
Où le rythme entêtant des battements de coeur
Faiit vivre l’alchimie d’une énergie
En constante transformation et permanente en présence.

Photo: Hyunsoo Park

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Khalid – Minuscule – 66 Mars

Minuscule,
Je suis minuscule,
Je dis que je suis minuscule,
Je le confirme,
Je le dis,
A haute voix,
Voix de fourmi,
Mon nom c’est Minuscule,
Mon prénom, je l’ai oublié,
Mais mon nom est petit, il est minuscule,
Il n’y a pas de point, ni de virgule,
Respecte-moi,
Je n’ai pas le choix,
Car c’est minuscule,
C’est comme ca,
Non ! Oui, tu l’es aussi,
Je le confirme et je le dis,
Elle est minuscule la vie,
Le point est minuscule sur le I,
Elle est minuscule la lune cette nuit,
Je n’y peux rien,
Ça ne change rien,
Je ne sais pas,
Car mon cerveau est minuscule,
Mini,
Do re mi,
Minuscule.

Khalid EL Morabethi

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François – (Deux nuits en prose) – 62 Mars

Troisième nuit

Nous ne cessions de fixez nos guenilles, et chaque jour à faire carême, à louvoyer, de la base au sommet. Et à chaque fois nous rappliquions : « qu’ils contremandent ! Qu’ils contremandent! » Cependant, le peuple demeurait enclin à gravir pour tomber, en abannation quinquenale. Et eux vert ­de ­gris, comme d’antiques sculptures en pavane, pantomimes avec leur gestes de menace et de mansuétude, qui fort lignent de pères en fils ! Imaginons maintenant qu’ils se dévêtent de leur image, peu me chaut que cette famille s’éteigne à jamais, car de leur fait une longue nuit recouvre le paysage urbain. Mais c’est un noroît qui s’est levé pour replier définitivement les planches de leurs tombes. Que l’on oublie l’ignoble puanteur de ce corps, en refermant sur ses mains purpurines qui agrippent encore, le couvercle d’un nouveau temps ! Sous la gangue corrompue, le minerai sans linéaments que chacun pourra toucher. Dans l’incertitude des lueurs, chacun s’ourlent de trilles impalpables qui rendent grâce à nos ténèbres diaprés, car les supplications ont pris fin, les nôtres et les leurs.

 

quatrième nuit

Quand le vacarme ploie dans la vastité, les dalles vrombissent un instant et les volutes de tabac forme une buée qui recouvre la parole d’une foule rare qui pense. Au creux de toutes ces oreilles, un mystère à surprendre parmi les rides qui se replissent au fond de ces paupières mauves et herbeuses, dont l’élément le plus infrangeable se trouve en leurs fors, dans la combe amusée et les falaises qui se froncent. Notre source aux cernes sera leur vénéfice, ainsi rendus malades par l’écho de la vallée, la nuit exécutera jusqu’à l’aubade des premières lueurs.

 

 

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Natasha – Histoire de colibri – 62 Mars

Histoire de colibri

Vint le colibri. Il naquit des débris.
Il s’est posé sur mon épaule, il sentait le musc et ça m’a fait tout drôle.

Au début, j’ai été intimidée, après j’ai rigolé. Et puis il m’a fixé, il avait l’air vexé, il croyait que je me moquais.

Il me dit :
« Arrête tes sarcasmes, ça me donne des spasmes
Arrête ton cynisme qui me donne le paludisme
Arrête de rire à mes dépens
Ça étouffe le vent
Ça noie la mer et rétrécit ciel
Ça éteint même le soleil… »

Alors sur une pierre je me suis assise et j’ai interrogé la nuit.
Elle a passé longtemps longtemps longtemps…
Mon colibri est devenu ange qui pleure.
ses larmes étaient pétales et ronces.

Nous nous sommes endormis sur les pierres ponce.
Et quand le petit matin naquit, ses larmes avaient tari.

Je lui ai souri comme on sourit à un ami
Avec qui l’on partage le pain, le drôle et tout le comique de la vie et puis l’amour aussi.

Au loin était la mer, au-dessus le ciel et le soleil qui est sorti à éclairé notre univers.
Ainsi nous sommes partis le colibri et moi, sifflotant dans le son, dans l’avoine de nos envies…
Sifflotant dans la vraie vie.

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Coralie – (Qui s’écoute ?) – 62 Mars

C’est fou comme l’espoir s’écroule
L’époque se découpe au scalpel
Mais entre nous qui s’écoute ?
On maintient plus que l’contact visuel
On a coupé le son, les images me percutent
Et d’un uppercut, décalquent mon oreille interne
Putain, c’est quoi cette chute
Cette zébrure sur l’ épiderme ?
J’ai les mots coincés dans la gorge
Comme si on m’avait coupé les cordes vocales
Mais j’veux bien essayer une dernière fois encore
Au risque de me faire un claquage verbal.
J’vous dirai bien qu’vous aime, en face à face
Mais quand j’parle, vous entendez que mes traces en surface !
Est-ce que je suis devenue aphone ?
Où bien c’est vos oreilles qui sont collées sur vos smartphones ?
J’crois qu’on a un problème de transmission
Le discours n’a plus de courant continu
Ca va disjoncter, on risque le pétage de plombs
Et de finir dans le noir, l’obscurantisme venu.
On est devenus aveugles, du sang dans la rétine
Leurs murmures est une salve de carabines
Vite faut remettre le courant dans nos phases
Avant que Finkielkraut désossent leurs âmes.
Vous voulez faire reset sur le décor dehors ?
Effacez les brûlures, cautériser les plaies encore ?
Moi j’ suis saoulée d’faire l’infirmière pour mes frères
Quand sur l’échelle de la rage, ils ont quarante de fièvre
J’peux pas me résoudre à attendre encore et encore
D’accord je suis une fille… et alors ?
Est-ce que j’ai moins de mots de vocabulaire que vous?
En tous cas contrairement à certains gars, moi je suis debout.
Rendons déjà les coups, à coup de pompes, à tous ces cons
Qui comptent sur nos écoeurements et notre foi
Laissons des acomptes et sur les têtes mettons des contrats
Qu’on vide leurs comptes, la vengeance, ça se mange froid
Moi j’ compte ni repeindre les murs ni enlever nos graffs
On n’aseptisera pas la haine en effaçant ses traces
Notre violence est le volte-face de leurs vices
Et elle se tarira quand elle deviendra leur supplice
Je m’endors la nuit en construisant des ponts
Et me réveille le matin avec des plombs dans l’bide
Notre mère patrie manque de chaleur, manque de fond
On pourrait régler l’addition par un matricide
Va falloir peut être à un moment mettre un coup d’arrêt
Et faire le lien entre ceux qui font sans jamais se croiser
Rétablir la communication entre les réseaux
Et mettre à mal leur violence, notre fléau.

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Hélène – Nuit debout – 62 Mars

Nuit debout
Pour une vie autrement
Pour penser librement
Nuit debout

Les astres morts ne comprennent encore pas
Que la jeunesse aspire à un renouveau
Objectifs consuméristes dans le caveau
Et produire toujours trop pour un seul repas

Le travail devrait être un concept bienfaiteur
Et non un asservissement des simples gens
Pouvoir s’épanouir dans un job engageant
Et subsister encore à ses besoins moteurs

Nuit debout
Pour une vie autrement
Pour penser librement
Nuit debout

Ne pas accepter de fermes à mille vaches
C’est penser notre monde sans profit honteux
Ne pas consentir aux intérêts sans panache
C’est imaginer les hommes moins vaniteux

Ils nous envoient l’autorité comme réponse
Des lois pour colmater leur système mourant
Des ministres planqués comme de petits sconses
Sans de vraies solutions pour les figurants

Tous droits réservés: Helene Magril

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Christophe – Ci-dessous – 62 Mars

Ci-dessous
Sous les yeux sans lucarne
Sont cités
Uns à uns
Dans la rubrique nécrologique
Les algorithmes de l’entendement
Nos chemins qui menaient quelque part
La tranquillité de nos rêveries
Nos apologies de possibles futurs
Le silence scriptural
Nos poèmes inachevés
Les atomes d’une liberté d’exception
Notre volonté de désobéissance
Les noèmes de nos nuits blanches
Nos amours de lendemains qui auraient chantés

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Marc – Sur les tréteaux – 62 Mars

Sur les tréteaux

Dans les hangars de notre vie
sont alignées nos comédies
tu n’as pas peur sur les tréteaux
tu as tes mots à fleur de peau
l’autorité veut ta misère
et a choisi de faire la guerre
dans la fumée de leur muguet
tu le sais bien tu vas gagner

en décidant la répression
ils nous affichent la loi patron
tu n’en veux pas de cette loi
qui nous grignote tous nos droits
gagnés au sang de nos ancêtres
donnant leur vie pour ton bien-être
ce sang circule dans nos âmes
allons chercher notre sésame

sur les tréteaux de nos hangars
accompagné de la fanfare
tu clames le rêve de nos envies
celui qui frappe et irradie
la société qui n’en peut plus
qu’un petit nombre jouisse de tout
créant de pauvres revenus
à la plupart dont il se faut

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